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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Un reportage de Christiane v. Hahn et Katja Ferwagner - 24/09/09

Mötley Crüe

Groupe de toutes les outrances, les Mötley Crüe sont de retour. Dans l’interview de la semaine, leur bassiste, l’infernal Nikki Sixx qui nous dit tout sur son tiercé gagnant : « Sex, drugs... et sa grand-mère ».

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Bonus : Nikki Sixx et Tommy Lee en interview

Nikki Sixx est l’incarnation même du slogan « Sex, drugs’n Rock’n Roll » : il a couché avec plus de femmes que Casanova et s’est bourré de drogues comme d’autres se goinfrent de smarties : « J'ai toujours voulu être dans le groupe de rock le plus crade, le plus dégueu, le plus arrogant de la planète et jouer des chansons pop à la sauce punk ou métal. Quand j'étais gamin, j'en faisais même des dessins. J'étais toujours le chanteur, l'âme du groupe, et puis je dessinais une bagnole, qui représentait le groupe et le moteur, la musique.»

Du rock que l’on reçoit comme une claque. Les Mötley Crüe ne font pas dans la demi-teinte. Les musiciens du groupe sont aussi barrés que leur musique est extrême. L’affreux jojo de service, c’est le guitariste Mick Mars. Le batteur Tommy Lee, c’est la bête de scène.. Il lui est arrivé de descendre sur scène accroché à un filin avec sa batterie ou de s’enfermer avec elle dans une cage rotative pour faire un solo la tête en bas : on comprend que le chanteur Vince Neill ait parfois du mal à rivaliser.

Nikki Sixx, leur song-writer, n’a toujours eu qu’une seule idée en tête : faire du rock ou mourir. A la fin des années 70, il intègre un premier groupe. Même s’il n’y connaît rien à la musique. « Ils cherchaient un bassiste et j'ai volé une guitare, je ne savais pas faire la différence entre une guitare et une basse, je voulais juste être dans un groupe, j'adorais la musique. C'est assez marrant, j'étais si jeune et si naïf, ce qui comptait pour moi, c'était l'esprit d'un groupe plus que les instruments. Je crois que je n'ai pas changé, je ne peux pas vous dire grand chose de mes instruments, en fait, je m'en fous. »


"Mötley Crüe: The dirt" de Mötley Crüe et Neil Strauss
sorti en juin 2007 aux éditions Camion Blanc


Difficile à croire, mais musicalement le groupe sera d’abord influencé par le son punk des New York Dolls, un groupe empruntant son look de celui de ses quelques copines prostituées. Les Mötley Crüe pousseront le style à l’extrême. Leur coiffure leur vaudra le titre de co-fondateurs du hair-metal. Selon Nikki Sixx tout cela est héréditaire : « Ma grand-mère achetait du tissu à motifs et se faisait elle-même ses vêtements, elle adorait les styles extravagants, les grands cols sur les vestes et les pantalons patte d'éléphant, et c'était une vieille dame, elle avait soixante ou soixante dix ans. Je trouvais ça très cool. Quand j'ai commencé à m'intéresser aux groupes de rock, je suis tombé sur une photo de The Sweet où ils portaient de longues vestes en fourrure. Je me suis dit : “Fuck, ils sont vachement cool“ et leurs coupes de cheveux était trop bien. »

Ah les cheveux et leur super pouvoir ! Sur scène, Tommy Lee filme les fans avec sa « Titty Cam », une caméra dévolue à sa collection de seins nus. Une invention du groupe qui construit sa légende sur 50 millions d’albums vendus, une consommation quasi industrielle d’héroïne et des groupies par milliers : « On n'est pas vraiment fidèles. On peut vivre des semaines sans se doucher ou dormir et coucher avec dix, vingt, trente filles, boire et se droguer, on n'est jamais à la maison, toujours en tournée, et dans chaque ville, on s'envoie une autre fille. Je ne comprends pas pourquoi cela plaît aux filles. »

Mais derrière la frime, il y a l’authentique vécu de Mötley Crue. Les expériences difficiles dont parlent leurs textes ne sont pas inventées par leur attaché de presse. Leur chanson « Kickstart my Heart », par exemple, relate un sauvetage in extremis, suite à une overdose.« Cette chanson m'a été inspirée par une expérience personnelle, quand on m'a fait deux piqures d'adrénaline dans la poitrine. Une fois que chanson est écrite, elle ne vous appartient plus, elle vit sa vie, elle fait partie du folklore. C'est la même chose pour “Girls, girls, girls“ ou “Shout At The Devil“. Il y a encore des gens qui pensent que nous sommes des adorateurs de Satan. Mais on est des saints ! ». Qui savent à quels seins se vouer...

Liens


Le documentaire

"Mötley Crüe : Uncensored" de Wayne Isham

Livre

Mötley Crüe: The dirt
de Mötley Crüe et Neil Strauss
traduit par Yves Balandret
sorti en juin 2007 aux éditions Camion Blanc
>> Une chronique du livre

Vidéo bonus


Interview vidéo de Nikki Sixx et Tommy Lee


Vidéo


Mötley Crüe - "Shout At The Devil" (Live)

Tracks
samedi, 26 septembre 2009 à 03:00
Pas de rediffusion
(Allemagne, 2009, 52mn)
BR

Edité le : 24-09-09
Dernière mise à jour le : 24-09-09