ARTE auf Deutsch

Taille du texte: + -
Accueil > Mouvements de cinéma > Court-circuit

Court-circuit

Court-circuit vous donne plus que du court: des films du monde entier, des portraits de réalisateurs, des making of, des zoom sur les écoles de cinéma, sur des festivals, des leçons d'animation et les "trucs" du cinéma.

> 03 novembre > VJ-ing

mercredi 03 novembre 2004 à 01.05 - 28/10/04

Les nouvelles formes de VJ-ing

img_petit_vj_2.jpg.imageDataLe terme de « veejay » laisse perplexe la majorité d’entre nous. Les jeunes y associent tout au plus les présentateurs de clips vidéos sur MTV ou la chaîne musicale allemande VIVA. Pourtant, la culture VJ à proprement parler a vu le jour dans l’obscurité : dans les clubs où, parallèlement aux deejays (DJ), les veejays proposent une illustration visuelle de la musique. Le phénomène veejay s’est tout d’abord développé de façon confidentielle, avant de stagner lorsque MTV a monopolisé la scène musicale. Les veejays n’ont refait surface qu’au début des années 1990 avec l’arrivée de l’électro, qui marque l’avènement de la culture VJ.
 
 
VISOMAT INC.

Au début des années 1990, Gereon Schmitz et Thorsten Oetken créent un gimmick pour une rave : sur un VISOMAT (un téléviseur de l’ex-RDA) trafiqué, un petit point de lumière danse à l’écran au rythme de la musique. Forts du succès de leur initiative, les deux compères adoptent le nom de VISOMAT. Au WMF, un club branché de Berlin, ils se produisent sous le nom de VJ Team VISOMAT INC. et, des nuits durant, mettent moniteurs et platines en phase. Aujourd’hui, ils cherchent de nouveaux créneaux pour attirer le grand public. Leur dernier projet audiovisuel s’intitule DVD DIN AV : six tandems, un DJ et un VJ, produisent chacun une séquence de 10 minutes. VISOMAT INC. surfe ainsi sur la vague DVD et fait pénétrer ses visuels dans la sphère privée, comme fond d’écran ou sur les murs.
 
 
JUTOJO
img_petit_vj_1.jpg.imageDataDerrière cette dénomination se cachent la graphiste Julie Gayard, le cinéaste Toby Cornish et l’architecte Joni Braun. Lorsqu’ils interviennent, les VJ mettent leurs talents en commun pour créer une œuvre globale alliant l’espace et les sens. Pour eux, le VJing est à la croisée du court métrage expérimental et de l’installation. Les JUTOJOs se sont eux aussi détournés des clubs, lassés de jouer les seconds couteaux aux côtés des DJ tout puissants depuis les années 1990. Ils aspirent à l’égalité entre DJ et VJ. Pour y arriver, ils organisent des festivals comme AUDIOVISIVA, lors desquels les visuels naissent en même temps que la musique.
 
 
PROTOBEAMAZ : FALK
Falk évolue sur la scène Veejay depuis quatre ans déjà. Il a créé des illustrations visuelles pour des pointures comme Gentleman, Paul van Dyk ou Westbam. Ses outils : deux ordinateurs portables ; son idée : des « storytelling visuals » (visuels racontant une histoire). Falk veut profiter de sa présence dans des clubs pour raconter des histoires, même très courtes. Sa démarche vise à balayer les critiques de ceux qui voient dans les VeeJays des « projeteurs de tapisserie ». Le VJing ne se résume pas à mettre de la couleur sur les murs. Falk est convaincu que l’avenir des visuels réside dans une approche narrative.
 
 
CINEMIX
img_petit_vj_3.jpg.imageDataDJ Oof et VJ Lootin se considèrent comme une équipe audiovisuelle. Ces deux Français placent la musique et les images sur un pied d’égalité. Leur nom Cinemix désigne aussi la nature du Vjing qu’ils pratiquent. En effet, ils remixent des B.O. et des extraits de grands classiques du cinéma français des années 1960 et 1970, auxquels VJ Lootin ajoute des loops graphiques. Une fois remontés, les extraits prennent un autre sens, les visuels cryptiques racontant de nouvelles histoires. Cinemix s’est donné pour objectif de créer de nouveaux scénarios à partir de vieux films, transformant les clubs en salles de cinéma d’un nouveau genre.
 
 

Edité le : 27-09-04
Dernière mise à jour le : 28-10-04