La Grèce a donc fait le choix de nouvelles élections et bouleverse une fois encore l'agenda européen, à quelques heures d'un premier sommet crucial à Berlin entre le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel. "Nous allons de nouveau vers des élections, dans quelques jours et dans de très mauvaises conditions", a affirmé le leader socialiste grec, Evangélos Vénizélos, à l'issue d'une ultime réunion avec quatre autres chefs de partis politiques, convoquée par le chef de l'Etat Carolos Papoulias. Le parti de la Gauche démocratique a accusé le parti de la Gauche radicale Syriza d'être à l'origine de cet échec.
L'euro décroche
Rien ne semble pouvoir arrêter la descente aux enfers du pays même si Athènes est parvenu à lever 1,3 milliard d'euros en bons du Trésor à trois mois, à un taux de 4,34%, en hausse par rapport à celui de 4,20% consenti lors de la dernière adjudication du même type le 17 avril. L'euro a décroché dès les premières informations sur l'échec des négociations, tombant sous le seuil de 1,28 dollar pour la première fois depuis quatre mois. Les investisseurs craignent que le vide politique, qui se prolonge depuis les législatives du 6 mai, entraîne une suspension des aides internationales promises à Athènes, précipitant le pays vers la faillite. En outre, de nouvelles élections pourraient voir les partis opposés à l'austérité devenir majoritaires et entraîner la sortie de la Grèce de la zone euro.
A consulter aussi :
Archives
Articles
Reportages
Interviews







Envoyer à un ami




























RSS
Facebook
Twitter