Un perfectionnisme qui prend son temps
Au cours des deux années où il travaille à son « H2 », Harrison entame son troisième prototype, le « H3 ». Il travaille dix-neuf ans avec son fils au développement de ce chronomètre exceptionnel. Dix-neuf ans au cours desquels les bateaux continuent de s’échouer ou d’être attaqués par les pirates, dix-neuf ans qui coûtent un nombre incalculable de vies humaines et des milliers de tonnes de marchandises précieuses. Dix-neuf ans au cours desquels les adeptes de la méthode de la distance lunaire gagnent du terrain.En 1759, on lui annonce que son « H3 » va enfin être testé. L’expédition est cependant annulée au dernier moment. La guerre des Sept Ans a éclaté. Bien que l’amirauté britannique doute de l’efficacité du « H3 », elle ne prend pas le risque de voir tomber le chronomètre entre des mains ennemies.
Changement de cap
Ne répondant pas encore aux conditions minimales requises par le concours, le « H3 » présente tout de même deux inventions cruciales. Le compensateur thermique, une lame courbe, est la première pièce bimétallique au monde, toujours utilisée aujourd’hui dans les thermostats et dans les clignotants de voitures. L’autre découverte majeure est l’amélioration de la réduction des frictions sous forme d’un palier à rouleaux, l’ancêtre des roulements à billes modernes.Il était convaincu que si le « H3 » n’avait jamais été testé à bord d’un navire, c’était parce qu’il était trop encombrant. Harrison s’attache alors à améliorer le mécanisme qui anime les montres de l’époque en concevant un oscillateur à haute fréquence. Il constate que sa montre est bien plus précise qu’espérée et que ces montres constituent la véritable solution au problème de la navigation. Il entame aussitôt la conception du « H4 », son quatrième chronomètre de marine sous forme d’une grosse montre de treize centimètres de diamètre.
© ZDF/Axel Engstfeld Filmproduktion






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