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Actualité Cinéma

Pour ceux qui aiment les macarons… (ou les costumes ou Michelle Pfeiffer)

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Sortie du 1er avril 2009 - 01/04/09

A l'aventure

( note Arte: 3 ) Un petit Brisseau qui révèle une grande actrice : Carole Brana.

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Synopsis : Lasse de son actuel mode de vie, Sandrine (Carole Brana) décide de tout quitter. Elle fait alors des rencontres qui l'amèneront vers de nouveaux plaisirs, mais aussi au seuil du fantastique.

A l'aventure
De Jean-Claude Brisseau
(2008, France, 1h45)
Avec Carole Brana, Lise Bellynck, Etienne Chicot, Jocelyn Quivrin...
Critique : Ce troisième film de chambre consécutif de Jean-Claude Brisseau clôt un cycle, selon les propres mots du réalisateur. Il était temps. Après avoir revendiqué sa position marginale ("Choses secrètes"), puis l'avoir condamnée ("Les Anges exterminateurs"), celui-ci était tout prêt de s'y conforter. Très sûr de son dispositif, Brisseau adopte ici une mise en scène qui paraît désormais plus statique qu'attentive et organisée, tout comme ses longs monologues, pourtant brillants, se révèlent souvent péremptoires en dépit du sentiment de désarroi exprimé par la plupart des protagonistes. Pour un film baptisé "A l'aventure", il se pose un peu là, jamais prêt à décoller.

Mais il y a Carole Brana, littéralement scintillante et dont le jeu réussit l'exploit d'échapper un peu aux griffes de l'omnipotent Brisseau tout en répondant très professionnellement à ses directives. La comédienne exprime finalement mieux que tous les discours, tous les plans rigoureusement cadrés et toutes les séquences savamment distendues cette difficile liberté qui parcourt "A l'aventure" : une recherche du désir, de l'extase et des expériences inédites, contenue dans une sorte de boîte de Pandore. Sandrine l'ouvre, découvre la solitude, est immédiatement désavouée par sa mère et son compagnon (excellent Jocelyn Quivrin, qui joue à bon escient d’un physique falot très contemporain). En contrepartie, la jeune femme connaît enfin le plaisir sexuel soudain mêlé à l'hypnose, au spiritisme et au danger, le vrai. Plus égocentrique que personnel, "A l'aventure" est sauvé par sa comédienne principale, et dans une moindre mesure par les apparitions d'Etienne Chicot qui joue sur du velours, sous les traits d’un vieux radoteur réfugié sur les collines provençales.

Julien Welter


Edité le : 30-03-09
Dernière mise à jour le : 01-04-09