
De Jean-Claude Brisseau
(2008, France, 1h45)
Avec Carole Brana, Lise Bellynck, Etienne Chicot, Jocelyn Quivrin...

Mais il y a Carole Brana, littéralement scintillante et dont le jeu réussit l'exploit d'échapper un peu aux griffes de l'omnipotent Brisseau tout en répondant très professionnellement à ses directives. La comédienne exprime finalement mieux que tous les discours, tous les plans rigoureusement cadrés et toutes les séquences savamment distendues cette difficile liberté qui parcourt "A l'aventure" : une recherche du désir, de l'extase et des expériences inédites, contenue dans une sorte de boîte de Pandore. Sandrine l'ouvre, découvre la solitude, est immédiatement désavouée par sa mère et son compagnon (excellent Jocelyn Quivrin, qui joue à bon escient d’un physique falot très contemporain). En contrepartie, la jeune femme connaît enfin le plaisir sexuel soudain mêlé à l'hypnose, au spiritisme et au danger, le vrai. Plus égocentrique que personnel, "A l'aventure" est sauvé par sa comédienne principale, et dans une moindre mesure par les apparitions d'Etienne Chicot qui joue sur du velours, sous les traits d’un vieux radoteur réfugié sur les collines provençales.
Julien Welter






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