La belle courtisane Violetta Valéry, entretenue par le baron Douphol, se complait dans le luxe. Mais lorsqu'elle rencontre Alfredo Germont, elle doit prendre une décision...
La belle courtisane Violetta Valéry, entretenue par le baron Douphol, se complait dans le luxe. Elle se relève d’une longue maladie qu’elle croit avoir vaincue et donne une somptueuse soirée. Gaston, vicomte de Létorières, lui présente son ami Alfredo Germont et lui confie que le jeune homme, depuis déjà plus d’un an, est l’un de ses fervents admirateurs.
Il prenait quotidiennement de ses nouvelles lorsqu’elle était souffrante. Le baron remarque que la franchise et la sincérité d’Alfredo impressionnent Violetta et se montre irrité. En bonne maîtresse de maison, Violetta veut mettre le timide nouveau venu à l’aise et l’invite à porter un toast (« Libiamo, libiamo ne' lieti calici »).
Tandis que tous s’apprêtent à danser et passent dans l’autre salon, Violetta pâlit et reste en arrière. Alfredo profite de cet instant de solitude pour lui avouer sa flamme («Un dì, felice, eterea»). La courtisane s’en amuse mais Alfredo finit par la convaincre de la sincérité de ses sentiments : elle lui offre un camélia qu’il aura le droit de lui rendre quand il sera fané… demain ! Heureux, Alfredo sort.
Violetta est troublée.
Tous ont pris congé. Violetta repense aux émotions que les paroles d’Alfredo ont éveillées en elle (« È strano »), elle est déchirée entre l’envie des plaisirs frivoles et le désir d’un véritable amour. Elle tente de se
persuader d’avoir fait le bon choix (« Sempre libera »). Lorsque lui parviennent, par le balcon, les paroles d’Alfredo qui s’éloigne (« Amor è palpito dell'universo intero »), elle réaffirme son credo mais il sonne faux.