Pourtant, même en plein jour, les Afghans qui travaillent avec les organisations internationales se déplacent dans des véhicules blindés : ils se savent menacés de mort.
La simple visite d’un européen représentant une ONG peut signer l’arrêt de mort de toute une famille.
Pourtant, tout le monde reconnaît que le travail des ONG est indispensable au développement de la région.
Ulrich Jedelhauser, chef de projet de la « Banque de reconstruction » depuis six ans, connaît bien la région et témoigne des difficultés à accomplir sa mission dans cette province du nord de l’Afghanistan.
Certaines régions, certains villages sont devenus zone interdite pour les ONG qui ne veulent pas prendre la responsabilité d’y envoyer des équipes. Aux limites du district de Chardarah, la « Banque de reconstruction » finance la construction d’une route. Mais les attaques répétées des taliban contre les hommes et le matériel ont retardé le projet de plusieurs mois.
Les taliban étendent leur emprise, font régner la peur dans tous les villages et visent à mettre la région sous contrôle. Un climat d’insécurité créé par des chefs de guerre qui cherchent à déstabiliser le pays pour renverser le gouvernement de Kaboul.
Après des années de guerre, l’Afghanistan peine à se relever et à faire face : tout effort de progrès économique est sapé par les actions répétés des taliban.







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