Son plus grand succès reste la trilogie des «Leningrad Cowboys» : l'histoire du plus mauvais groupe de rock'n'roll du monde qui quitte la Sibérie pour faire fortune en Amérique.
Une course de fond qui a été couronnée avec le prix du jury à Cannes et une nomination aux oscars pour "L'Homme Sans Passé" en 2002 et une sélection sur la Croisette pour son dernier film "Les Lumières du Faubourg".
La trilogie des Leningrad Cowboys
A la fin des années 70, les "Sleepy Sleepers" étaient célèbres en Finlande pour leur accoutrement et leurs textes hilarants –et souvent pipi-caca exclusivement écrits en Kven, un dialecte du nord maîtrisé par à peine 5% de la population.Après avoir rencontré Aki Kaurismäki en 89, ils ont remplacé leurs barbes de nains de jardin par des bananes de rockers et sont devenus les "Leningrad Cowboys". En 93, la farce devient réalité. Devant 70 000 spectateurs à Helsinki, les "Leningrad Cowboys" font un featuring avec les Chœurs de l'Armée Rouge. Depuis, ils n'ont jamais arrêté de tourner.
La vie est courte et malheureuse
Son credo, Kaurismäki l'a résumé dans l'un de ses films: "La vie est courte et malheureuse. Soyez aussi joyeux que vous pouvez." Aki a passé toute sa jeunesse dans la petite ville d'Orimattila, situé à une centaine de kilomètres au nord d’Helsinki. Attiré très jeune par le cinéma, il rate l’examen d’entrée d’une école de film pour excès de cynisme. Après avoir échoué dans une ribambelle de petits boulots, il commence à travailler pour les films de son frère Maki jusqu'à ce qu'il réalise enfin son premier long-métrage à 26 ans : "Crime et Châtiments", une adaptation du chef-d'œuvre de Dostoïevski.Sous ses airs bourrus, Aki se fait parfois plaisir en apparaissant dans ses propres films, tel un Hitchcock venu du froid. Il invite aussi des personnalités qu'il admire comme Jean-Pierre Léaud, l'acteur fétiche de la Nouvelle Vague ou Joe Strummer, rescapé des Clash.







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