Alain Cavalier est né à Vendôme (Loir-et-Cher) en 1931. Après des études à l’IDHEC et une licence en histoire à la Sorbonne, il est stagiaire sur les plateaux de cinéma avant d’assister Louis Malle sur Ascenseur pour l’échafaud et Les amants et de collaborer avec Claude Sautet et Jean-Paul Rappeneau. En 1958, il réalise son premier film, un court métrage intitulé Un Américain, et, quatre ans plus tard deux longs métrages sur la guerre d’Algérie, Le combat dans l’île (1962) et L’insoumis (1964). Après un bref passage par le genre policier avec Mise à sac (1967), le drame bourgeois avec La chamade (1968), (adapté d’un roman de Françoise Sagan), et sept années d’abstinence, Alain Cavalier revient à la réalisation en 1975. En 1979, il réalise Ce répondeur ne prend pas de messages qui préfigure un cinéma à la première personne que le cinéaste contribuera à affiner tout le long de sa carrière.
Je crois que je ne suis fait que pour les visages, et encore, il faut qu'ils soient seuls sur l'écran, et de face, et presque immobiles, simplement dans le but de mettre en valeur leur énergie en expansion infinie. J'ai commencé à être -vaguement- cinéaste à partir du moment où je n'ai plus inventé la moindre action dramatique. Je ne filmais que ce qui avait été vécu par moi, ou par quelqu'un qui avait soigneusement consigné son expérience.
En 1988, Cavalier commence une série de 24 « Portraits » de femmes au travail qu’il achève en 1991. Mon désir est d'archiver le travail manuel féminin. Mon espoir est qu'entre le premier et le dernier portrait, ce soit aussi l'histoire du travail d'un cinéaste. Avec Vies (2000), Alain Cavalier abandonne la pellicule pour la caméra DV, un format plus compatible avec ce qu’il a l’intention, de plus en plus affirmée, de réaliser : filmer au plus près de ses personnages et du quotidien. Le filmeur est son dernier film en date et une fidèle définition de son travail, comme il le dit lui-même : Je suis un filmeur, je fabrique des films.
- Filmographie
1958 - L’Américain1961 - Le combat dans l'île (104 min, n&b)
1964 - L’insoumis (115 min, n&b)
1967 - Mise à sac (98 min, couleurs)
1968 - La chamade (couleurs)
1976 - Le plein de super (97 min, couleurs)
1978 - Martin et Léa (80 min, couleurs)
1979 - Ce répondeur ne prend pas de messages (80 min, couleurs)
1980 - Un étrange voyage (100 min)1982 - Lettre d’Alain Cavalier (14 min)
1986 - Thérèse (94 min, couleurs)
1988-91 - 24 portraits (24 x 13 min, 16 mm et Beta)
Première série : La matelassière, La fileuse, La trempeuse, L’orangère, La brodeuse, La dame des lavabos, La relieuse, La bistrote, La caneuse, La repasseuse, La remouleuse, « La » maître-verrier.
Deuxième série : L’illusionniste, La graveuse, La souffleuse de verre, La cordonnière, L’archetière, La corsetière, La fleuriste, L’accordeuse de piano, La roulotteuse, La marchande de journaux, La romancière, L’opticienne.
1993 - Libera me (75 min, couleurs, 35 mm)1996 - La rencontre (75 min, couleurs)
1997 - Georges de La Tour (26 min, couleurs, vidéo)
2000 - Vies (87 min, couleurs) >> Pour en savoir plus
2002 - René (85 min, couleurs)
2005 - Le filmeur (97 min, couleurs)
- À lire
« Alain Cavalier, les portraits » dans le magazine BREF#11
- À consulter
Alain Cavalier s’exprime à propos de Vies :
Cinemas-de-recherche.org
Lesinrocks.com
Humanite.presse.fr
De Calle à Cavalier, la Hi8 comme nouvelle caméra stylo
Emedia.free.frReflets dans un œil d’or à propos de Georges de La Tour
Drixe.netUn entretien avec Alain Cavalier (à propos de René)
Arkepix.comAlain Cavalier en quelques mots clés
Net4image.com
Biographie et autoportrait de Joseph Morder







Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter