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Hommage - 26/10/07

Alberta Hunter

La chanteuse Alberta Hunter, née en 1895 à Memphis, figure parmi les premières chanteuses de blues et de jazz afro-américaines à avoir accédé à la reconnaissance internationale, après avoir débuté très jeune dans des clubs douteux. Elle a su, en soixante ans de carrière, se renouveler et enthousiasmer jusqu'aux très jeunes amateurs de musique.

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La carrière d’Alberta Hunter débute en 1911 dans l’atmosphère glauque d’un bordel fréquenté par de nombreux criminels. La jeune fille a tout juste seize ans. Sa persévérance la mènera des clubs douteux de Chicago à l’un des clubs les plus en vue de la ville, le Dreamland Café. Elle travaillera avec le pianiste Tony Jackson, se liera d’amitié avec la pianiste Lil Hardin Armstrong. Cependant, le jour où l’on abat son pianiste en plein concert, Alberta Hunter décide de quitter Chicago pour New York.

Elle y fait la connaissance d’Harry Pace et de son label Black Swan Records. Alberta Hunter fait ses premiers enregistrements pour le label en 1921. Dans les années 20 elle s’impose également comme auteur–compositeur et écrit notamment Downhearted Blues, interprété par Bessie Smith, qui devient un énorme succès. Elle participe à d'importants projets comme celui des Red Onion Jazz Babies qui regroupe, entre autres, Louis Armstrong, Lil Hardin Armstrong et Sidney Bechet.

En 1927, elle quitte les Etats-Unis pour l’Europe. À Londres, Alberta Hunter entreprend une série d’enregistrements avec un orchestre mené par Jack Jackson. Après son retour aux États-Unis en 1935, elle doit son succès à ses apparitions sur scène plus qu'à ses enregistrements. Durant la seconde guerre mondiale, la chanteuse travaille comme bénévole. Finalement Alberta Hunter décide de se retirer du monde de la musique pour devenir, en 1956, à soixante-et-un ans, infirmière dans un hôpital. À la demande du producteur Chris Albertson, elle retourne exceptionnellement dans les studios durant cette période pour participer à un prestigieux album pour Bluesville, Songs We Taught Your Mother. Elle ne révèlera jamais son identité aux collègues et aux patients de l’hôpital pour lequel elle travaille.

A 81 ans, elle abandonne son métier d’infirmière pour se reconsacrer à la musique. Sa voix rauque enthousiasme ses adeptes. Entre 1977 et sa mort en 1984, elle produit quatre albums pour Columbia, dont Armtrak Blues. Elle fait des tournées en Amérique du Sud et en Europe, multiplie les apparitions télévisées. Avec ses performances pleines de vie, elle séduira jusqu’au bout un public qui a pour une grande partie le quart de son âge.


La vie mouvementée et atypique d’Alberta Hunter est le sujet d’un documentaire intitulé My Castle’s Rockin du réalisateur Stuart A. Goldman.

Edité le : 26-10-07
Dernière mise à jour le : 26-10-07