Avec le recul, on constate qu’Amanda Lear a bien retenu la leçon des provocateurs/mystificateurs qu’elle a fréquenté –Dali, Bowie, Warhol… Elle s’est soigneusement créée une image de sphinx malicieux résistant au temps et aux questions.
Jenny Ulrich
- Quelques liens
>> La fabrication du vidéo clip
>> Une intervention filmée de Dali accompagné d’Amanda Lear
- Questionnaire de Proust revisité
En 1970, si vous aviez été :
Une ville ?
Londres, bien sûr.
Un voyage ou un séjour ?
Il aurait fallu aller à Ibiza.
Une couleur ?
Ce que Dali appelait l'amétiste, un violet qui symbolisait la religion, le mysticisme, le mystère, et on s’habillait beaucoup dans cette couleur-là.
Un slogan ?
"Make Love, not war", "Faites l’amour, pas la guerre".
Un vêtement ?
Une veste à frange, ça marchait à mort. Tout ce qui était un peu indien, avec des longues franges, on aimait bien ça.
Un livre ?
Le "Petit livre rouge" de Mao, peut-être.
Un disque ou une chanson ?
En 70, il n’y avait pas encore les miennes, donc je ne peux pas les mettre. En 70, qu’est-ce qui nous plaisait ? C’était Hair qui faisait un tabac. Je pense à "Aquarius" parce que ça symbolisait le futur, l’ouverture.
Un film ?
"Le dernier tango à Paris", Maria Schneider, le petit pot de beurre.
L’utopie, l’idée, le concept qui vous manque le plus ?
Le concept, c’était que tout le monde va s’aimer, et qu’on sera tous égaux, et qu’il n’y aura plus de racisme. C’était ça, le concept. Tous, on s’aimait. Love, Love, Love. Et malheureusement, on n’y est pas encore arrivé.
L’utopie, l’idée, le concept qui vous manque le moins ?
Je ne peux pas vous dire. Oui, il y avait quelque chose. J’avais des amis qui étaient très remontés contre le plastique. Je ne sais pas pourquoi, pour eux, le plastique, c’était le diable, l’enfer. Autant on aimait tout ce qui était naturel, le coton, le lin, les tissus, les soies... Et Andy Warhol avait eu du nez, il avait appelé son groupe « Le plastique inévitable ».







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