05/08/02
Architecture
Pilier de maison cérémonielle
Bois de kwarap (Intsia bijuga)
417x44x43cm
Région du moyen Sépik, village d’Angerman (Iatmul)
MH 61.103.317
Prov : acheté par Monique de Ganay
Ce pilier central supportait la poutre faîtière d’une maison cérémonielle. Il est probable que sa base ait été sectionnée sur plusieurs mètres. Il présente à son extrémité supérieure des faces Janus d’esprit sylvestre wundjumbu et à sa partie inférieure un personnage sculpté. Ses faces sont agrémentées d’animaux totémiques (oiseaux, serpents et crocodiles) du clan auquel il appartenait.
Poignard en os, amia ava
Os de casoar
24x5x4,5 cm
Région du moyen Sépik, village de Mindimbit (Iatmul)
MH 69.51.26
Prov. : fabriqué par Andemali et acheté à son fils Numbundiaban.
La face d’esprit sylvestre wundjumbu, sculptée dans l’os, rappelle celle que l’on trouve sur les piliers des maisons cérémonielles. Le poignard en os de casoar était porté sur l’avant-bras, enfilé dans un brassard.

Maison cérémonielle du village de Tambanum, région du moyen Sépik.
Sculpture de faîtage déposée sous une plate-forme clanique d’une maison cérémonielle de Tambanum.
Sculpture de faîtage de maison cérémonielle, kau
Bois de miamba (Vitex confasus), pigments colorés
108x30x32 cm
Région du moyen Sépik, village de Tambanum (Iatmul)
MH 61.103.314
Prov. : sculpture ayant appartenu à Kiangundimi et achetée 3 shillings par Régine van den Broek.
Ce faîtage, placé habituellement au sommet du pignon d’une maison cérémonielle, représente un personnage masculin dont on peut admirer les scarifications sur la poitrine et sur les épaules. Derrière sa tête, on aperçoit un oiseau kissa. Cette sculpture évoque la force guerrière (kau) du clan propriétaire de ce côté de la maison cérémonielle.
Sculpture de faîtage de maison cérémonielle, kau
Bois de miamba (Vitex cofassus)
98x19x25 cm
Région du moyen Sépik, village de Tambanum (Iatmul)
MH 61.103.314
Cette sculpture représente un oiseau kissa juché sur la tête d’un personnage masculin dont les membres sont traités à la manière des sculptures de la région du fleuve Yuat. Ce type de sculpture évoque en général un mythe fondateur important.
Grand Masque de pignon kompounkarawan
Bois.
121 x 58 x 4 cm
Région du moyen Sépik, village de Chambri (Chambri)
MH 61.103.316
Prov. Acheté par Charles van der Broek pour 4 shillings et une Hachette.
Ce type de masque est fixé auvent de chaume. Celui-ci représente un ancêtre du clan propriétaire, qui a une fonction protectrice pour les occupants.
Tambour à fente, mios
Bois de numbus (Vitex cofassus)
250 x 48 x 33 cm
Région du moyen Sépik, village de Kambaraman (Kapriman)
MH 61.103.328
Prov : les membres de l’expédition ont acheté ce tambour, nommé Lebolabon, à huit hommes du clan Patakome, dont le chef du village Ulinaki, contre trois grandes haches, trois grands couteaux, deux petits couteaux, cinq calicots, un rasoir, une glace, un collier doré, deux pipes en bois, quatre bagues dorées et un mouchoir, ce qui représentait localement une véritable petite fortune. La partie avant du tambour (miotoruas) représente la face d »un esprit sylvestre Iabeseras qui se prolonge par le corps d »une femme Santalowi.
La partie arrière (ulotoruas) représente un casoar ulos. On frappe sur ce tambour à l’aide d’un bâton appelé toremonikash. Le renflement de la partie interne centrale permet d’obtenir un son grave. Ce tambour a été sculpté, trente ans avant sa collecte, par Mowok, qui était propriétaire de l’arbre dans lequel il a été creusé. Il l’a sculpté à l’aide d’une dent de cochon.
Tambour à eau, kami
Bois
83 x 25x 17 cm
Région du moyen Sépik, village d’Angerman (Iatmul)
MNAOO 64.15.1 et 64.2.4
Les tambours à eau, appelés couramment kami (nom d’une espèce de poisson-chat), vont toujours par paires.
Ils sont utilisés lors des initiations des jeunes gens. Ne devant pas être vus par les femmes et les non-initiés, ils sont conservés dans la soupente de la maison cérémonielle. Lors de certains rituels, chaque tambour est projeté violemment dans un trou creusé dans le sol et rempli d’eau. La percussion avec la surface de l’eau produit un bruit sourd qui est associé aux esprits des eaux. Une liane de rotin permet de les retirer du trou pour réitérer l’opération.
Crâne surmodelé
Os, argiles diverse, pigments, coquillages, cheveux, bois.
27 x 17 x 15 cm
Région du moyen Sépik ; village de Tambanum (Iatmul)
MH 61.103.318
Prov. : donné par M. Andrews, capitaine de la goélette Hermès, lors de sa rencontre avec La Korrigane en octobre 1935 sur le fleuve Sépik
La mâchoire inférieure est une prothèse en bois. Il est difficile d’identifier la nature exacte de ce crâne. S’agit-il d’un trophée, d’un crâne ancestral ou d’un curios pour touristes ? Traditionnellement, les crânes surmodelés de diverses provenances étaient utilisés, abondamment décorés de feuilles, de fleurs et de plumes, lors des rituels de prospérité.
Crâne surmodelé
Os, argiles diverses, pigments, coquillages, cheveux
22x12x15 cm
Région du moyen Sépik, village de Kaningara (Kaningara)
MH 61.103.319
Prov. : acheté par Charles et Régine Van den Broek pour 1 shilling et cinq ronds de verre blanc.
Ce crâne appelé limanggat ( ?), proviendrait de la tête coupée d’un homme Tamubari, du village de Singeri (dans les montagnes en arrière de Kaningara). Cet homme aurait été tué vingt ans avant la collecte ( en 1915) par Alisunggi, père du luluaï du village (responsable nommé par l’administration coloniale de l’époque), alors qu’il était âgé d’un quarantaine d’années.
Support de masque de danse, mwaï sava
Rotin, tissu infrapétiolaire de palmier, pigments
128 x 91 x 60 cm
Région du moyen Sépik
MH 61.103.311
Prov. : acheté chez Burns Philp à Rabaul
Ce cône de vannerie, recouvert de tissu infrapétiolaire de palmier peint, servait de support au masque mwaï. Durant les cérémonies, il est entièrement recouvert de feuillages divers, de plumes et de nombreux ornements de bois léger.
Intérieur d’une des grandes maisons cérémonielles de Kaningara, région du moyen Sépik, avec des masques tomban suspendus à des crochets de bois sculptés.
Tabouret tripode, teket
Bois
42 x 15 x 14,5 cm
Région du moyen Sépik
MH 62.1.21
Ce tabouret présente trois pieds sculptés en forme de crocodile. Dans les maisons cérémonielles, chaque homme possède son propre tabouret.
Proue de pirogue en forme de tête de crocodile
Bois
115 x 38 x23 cm
Région du moyen Sépik, village de Kambaramba (Kapriman)
MH 61.103.304
Prov. : troqué par le neveu du luluaï Merimowe contre une hachette
Sur le fleuve, toutes les proues de pirogue sont sculptées de motifs anthropomorphes ou animaliers. Celle-ci a été sculptée par Ianbowi et remise au luluaï Merimowe.
Spatule à chaux gravée, ava taap
Os de casoar.
37,5 x 2 cm
Région du moyen Sépik
MH 62.1.47
Prov. : fabriquée par Takuanpanke, troquée contre une pipe.
Comme les gens des îles de l’Amirauté, les Sépikois sont de grands consommateurs de bétel. Les spatules utilisées sont en bois ou en os de casoar. Jadis, les guerriers y suspendaient avec fierté des houppes de plumes qui correspondaient au nombre d’ennemies qu’ils avaient tués.
Les six trous permettaient d’y passer autant de pendeloques d’anneaux de rotin avec leurs houppes de plumes.

Guerrier de la région du moyen Sépik portant dans son filet sa gourde à chaux et sa spatule. Il est coiffé d’un bandeau en fourrure d’opossum indiquant son statut de guerrier.
Source : Christian Coiffier,
Voyage de la korrigane dans mers du sud, Hazan, 2001, Paris, ISBN : 2850258113
Edité le : 23-06-04
Dernière mise à jour le : 05-08-02