Aujourd’hui, quiconque bricole chez lui sans autorisation expresse un morceau de musique à partir d’extraits podcastés enfreint la loi, de même que l’association sportive qui, sans autorisation de la rédaction, charge le reportage d’un match sur son site. Le jeune fan qui met sur son blog les textes de ses chansons préférées est criminalisé, tout comme le cinéaste qui tourne dans un ascenseur public – si celui-ci distille en fond sonore une suave rengaine.
Lawrence Lessig considère quant à lui que la culture a toujours reposé sur le principe d’un « échantillonnage » ; à son avis, les technologies numériques du sampling sont en train de générer une nouvelle créativité collective, inhibée par un copyright désuet. L’initiative « Creative Commons », mise en place en 2001 par Lessig, suit donc une autre voie: « CC » (« Creative Commons ») au lieu de © - un droit d’auteur taillé individuellement et sur mesure pour que chacun puisse « partager » selon son bon plaisir avec quiconque serait intéressé, dans le monde entier.
Metropolis rencontre Lawrence Lessig à Berlin, où il réside actuellement et prépare son prochain livre sur le sujet.
Internet Lawrence Lessig : Free Culture, en cours de traduction sur le Net.
http://creativecommons.org/
http://openmusiccontest.org/
(sites en anglais)







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