
(France/Israël, 2004, 1h45)
Avec Asi Levi, Uri Gabriel, Florence Bloch
Une Coproduction Arte France
Panorama / Berlinale 2004
Interview avec Raphaël Nadjari (Real Video)
par Olivier Bombarda et Julien Welter
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Synopsis: Michale est une jeune femme d’une trentaine d’années, mariée et mère d’un jeune garçon. Elle travaille avec son père dans un cabinet comptable de Tel-Aviv, qui a notamment pour clients des institutions religieuses orthodoxes, dont les méthodes de gestions ne sont pas toujours très limpides. Son quotidien se partage entre son enfant, son époux, son travail et son amant. Michale semble gérer de manière infaillible cette existence très stratifiée, mais le jour où elle apprend la mort tragique de ce dernier, sa vie bascule…
Critique: Quittant la ville de New York pour filmer celle de Tel Aviv, dont le dispositif urbain est complètement différent, Raphaël Nadjari poursuit néanmoins un cinéma dans la veine de ses premier films (« The Shade » ou « I am Josh Polonski’s Brother »). L’économie et un style percutant priment dans sa démarche, dont la réminiscence est à chercher dans l’amour qu’il nourrit pour les films noirs américains. « Avanim » n’est pourtant pas à proprement parler un polar, mais à travers le portrait de Michale, une femme de son temps qu’un drame personnel et égoïste pousse à s’affranchir d’un milieu en train d’étouffer lui aussi dans ses contradictions, on retrouve la teneur de ses films new-yorkais, et surtout la tension qui les parcourait.Le film débute par des scènes d’expositions, parfois quasi documentaires, mais Nadjari parvient à y instaurer un climat de crispation qui met d’emblée le spectateur dans l’appréhension d’un évènement dramatique. Malgré la géographie très horizontale de Tel Aviv, en contradiction avec celle, très verticale de New York, qu’il accentuait par un aspect lugubre et parfois même claustrophobe propre au film noir américain, le cinéaste retrouve une dureté équivalente et un sentiment d’étouffement peut être encore mieux exposé, puisqu’avec la luminosité que l’on peut trouver dans la ville israélienne, cette forme d’oppression est en apparence contrapuntique. Il nous livre aussi un portrait passionnant de cette ville, où l’intransigeance de sa démarche n’a rien à voir avec les emportements, d’un bord politique ou d’un autre, dont la presse fait (souvent mal) état actuellement.
Julien Welter
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Avanim
De Raphaël Nadjari
(France/Israël, 2004, 1h45)
Avec Asi Levi, Uri Gabriel, Florence Bloch
Une Coproduction Arte France
Sortie du 16 mars 2005






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