A 12h00 : It 
Chorégraphie de Wim Vandekeybus et Sidi Larbi Cherkaoui
Interprété par Sidi Larbi Cherkaoui
Réalisé par Christophe Bargues (2002, 33mn)
Coproduction : Compagnie des Indes, Performance producers, SACD, Festival d’Avignon
ARTE ouvre cette journée spéciale par la diffusion de ce solo dansé par Sidi Larbi Cherkaoui au Festival en 2002, dans un « Vif du Sujet ». Ce solo étonnant révèle la grande virtuosité de Sidi Larbi Cherkaoui en tant qu’interprète. Présent sur le plateau d’ARTE, il nous introduira lui-même cette pièce chorégraphique, et évoquera sa nouvelle création, Sutra, présentée cette année dans la Cour du Lycée Saint-Joseph.
A 13h : Theatr&Co 
Magazine présenté par Frédéric Ferney (France, 52mn)
Coproduction : ARTE France, Zadig Productions
Frédéric Ferney revient sur quelques spectacles récents et marquants du festival. My story is not a loft, mis en scène par Jean Lambert-Wild à Avignon en 2005 ; Les marchands, mis en scène par Joël Pommerat lors de l’édition 2006 ; La mouette, mis en scène cette année par Claire Lasne Darcueil au cloître des Carmes.
Suivi à 14h00 d’une rencontre avec Thomas Ostermeier.
A 14h35 : Le Partage de midi 
Réalisé par Michel Viotte
Coproduction : ARTE France, La Compagnie des Indes (France, 2008, 30mn)
La genèse du Partage de midi de Claudel, créé cette année dans la carrière Boulbon.
Le réalisateur Michel Viotte s’installe en juin dans la carrière Boulbon, où se prépare Le partage de midi de Paul Claudel, mis en scène collectivement par plusieurs comédiens :
Valérie Dréville (artiste associée du Festival 2008), Gaël Baron, Nicolas Bouchaud, Charlotte Clamens et Jean-François Sivadier.
Multidiffusion le 9 août à 4h25.

A 15h15 : Le Temps d’une création 
Réalisé par Jean-Philippe Granier
Production : La Compagnie des Indes (France, 2008, 52mn)
Les coulisses de la mise en scène de L’école des femmes par Didier Bezace, avec Pierre Arditi.
Depuis les répétitions au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers jusqu’à la première dans la cour d’honneur du palais des Papes, en 2001, Jean- Philippe Granier a suivi la genèse de L’école des femmes mis en scène par Didier Bezace, avec Pierre Arditi et Agnès Sourdillon.
Voir notre dossier spécial avec des bonus : répétions, interviews et coulisses.
A 16h30 : Bien des choses 
Comédie épistolaire de François Morel
Réalisé par Dominique Thiel
Pour notre plus grand plaisir, François Morel retrouve Olivier Saladin, son compère de la compagnie Deschamps-Makeïeff. Ils renouent avec l’humour grinçant des Deschiens, adouci par une écriture et une mise en scène subtiles et chaleureuses. Du Festival d’Avignon à Caracas, de Venise à Colombey les-deux-Eglises, les Rouchon (Roger et Madeleine) écrivent aux Brochon (Robert et Janine). Du rire, des sourires, de l’émotion… Un vrai grand moment du Festival Off 2006.
A 17h50 : Battuta 
Réalisé par Bartabas
Production : Compagnie des Indes (France, 2006, 66mn)
Avec Battuta, grand succès populaire du Festival d’Avignon 2006, Bartabas nous emmène dans une course-poursuite effrénée entre hommes et chevaux, ensorcelés par deux groupes de musiciens roumains, une fanfare de cuivres de Moldavie et un ensemble à cordes de Transylvanie. Une pulsation intérieure, un mouvement en boucle ou d’envol, qui hypnotise jusqu’au vertige. L’allure rapide du galop et le mouvement permanent de l’eau, qui signifie la vie chez les Tziganes, donnent la tonalité du spectacle. Allègre ou inquiétant, Battuta se joue de la prouesse comme de la vitesse, nous parle du temps et de la mémoire, et renoue avec la veine populaire et le sens du spectacle festif des débuts de Zingaro.En soirée :
A 20h15, le festival d’Avignon est à l’honneur dans Metropolis avec trois sujets : 
Changer la vie, c’est possible, avec le festival d’Avignon. C’est là, que Philippe Caubère a décidé de raconter son parcours de comédien sur scène. C’est là que Philippe Caubère a lancé une série de spectacles autobiographiques, burlesques et merveilleux. Et c’est là aussi que Caubère revient cette année pour interpréter le dernier épisode de son épopée intime : L’Epilogue à L’Homme qui danse qu’il présente au théâtre du Chêne noir. Caubère y évoque largement le festival et cet endroit quasi sacré qu’on appelle « La Cour d’Honneur du Palais des Papes ». « Quasi sacré », d’accord, mais jouer sur cette scène là, c’est une autre histoire.
A 32 ans, Sidi Larbi Cherkaoui s’est déjà imposé comme l’un des danseurs virtuoses de sa génération, et l’un des chorégraphes les plus inventifs. Pour sa dernière création, Sutra, Sidi Larbi Cherkaoui s’est entouré de dix-sept moines du temple Shaolin. C’est un style nouveau, tant dans le rythme que dans la danse, qu’adopte ici le chorégraphe, qui s’est même penché sur les arts martiaux, et plus précisément le kung-fu. Metropolis vous propose des morceaux choisis.
Joël Pommerat a connu un triomphe à Avignon. Et qui dit « triomphe à Avignon » dit visibilité et reconnaissance internationales. C’était il y a deux ans avec sa pièce Les Marchands. Cette année Pommerat est programmé pour la deuxième fois avec Je tremble. Il a écrit et mis en scène les deux pièces. Et à chaque fois, c’est l’occasion de sentir à quel point cet homme a inventé une façon, un climat qui bouscule les codes du théâtre, sans jamais oublier que nous, spectateurs, sommes dans la salle. Joël Pommerat parle avec les mains et ça donne encore plus envie de l’écouter. Alors bienvenue dans son répertoire, qui compte une quinzaine de pièces. Déjà !
A 22h20Inferno

Mise en scène : Romeo Castellucci
D’après la Divine Comédie de Dante
Réalisé par Don Kent (France, 2008, 90mn)
Coproduction : ARTE France, La Compagnie des Indes
Romeo Castellucci, artiste associé du festival cette année, présente dans la Cour d’honneur son nouveau spectacle, Inferno, inspiré de la Divine Comédie de Dante. Le travail, l’univers et l’esthétique de ce génial metteur en scène italien ne ressemblent à aucun autre. Créateur incontournable sur la scène européenne depuis près de 20 ans, il propose des créations d’une puissance visuelle spectaculaire, se libère de la primauté du texte pour faire du théâtre un art plastique, complexe et visionnaire. Comme souvent, le dispositif scénique prévu pour Inferno est impressionnant : 12 comédiens, une cinquantaine de figurants, 12 enfants, 10 chiens, des personnages escaladant sur les murs du Palais…
En 1981, Romeo Castellucci fonde avec Claudia Castellucci et Chiara Guidi la compagnie Socìetas Raffaello Sanzio. L’ensemble de leur œuvre s’appuie sur la conception d’un théâtre réunissant toutes les expressions artistiques. A la recherche de trouvailles visuelles et sonores, la troupe explore les possibilités de la vidéo et des nouvelles technologies, alliées à l’artisanat théâtral. Entre la parole et l’indicible, entre le beau et l’horreur de la souffrance, et dans la continuité du Théâtre de la cruauté d’Antonin Artaud qui fascine tant Romeo Castellucci, leurs créations interrogent et ébranlent la plupart des distinctions sur lesquelles reposent, encore aujourd’hui, la production et la réception d’oeuvres théâtrales. Cette démarche n’a pas empêché Romeo Castellucci de se mesurer à quelques textes de la grande tradition dramaturgique de l’Occident, dont l’Épopée de Gilgamesh, la trilogie de L’Orestie d’Eschyle, Hamlet et Jules César de Shakespeare, Hänsel et Gretel des frères Grimm, Voyage au bout de la nuit de Céline, le Livre de la Genèse de la Bible. Il interroge ces textes de façon radicale et met en question l’essence du théâtre lui-même. En 2002, c’est le début d’une longue aventure, celle de la Tragedia endogonidia, qui fera halte dans les principales villes d’Europe, à la fois l’objet et le but des créations. C’est au cours de ce voyage que se développent les onze épisodes de la Tragedia, dont le deuxième épisode est créé pour le Festival d’Avignon 2002. L’histoire qui lie Romeo Castelluci au Festival a commencé en 1998 avec Giulio Cesare, suivi de Voyage au bout de la nuit en 1999, Genesi en 2000, A.#02 Avignon en 2002, les Crescite XII et XIII Avignon en 2005, Hey girl ! en 2007, avant Inferno, monté cette année dans la Cour d’honneur.
En introduction à cette soirée, Emmanuelle Gaume et Gustav Hofer demanderont à Romeo Castellucci de nous en dire quelques mots.
A 00h30 : Paso DobleUne création de Miquel Barcelo et Joseph Nadj
Réalisé par Bruno Delbonel (France, 2006 )
Coproduction : ARTE France, Les Poissons volants
Création reçue comme un véritable événement au Festival d’Avignon en 2006, Paso Doble marque la rencontre de deux univers: celui, pictural et chaotique, du peintre et sculpteur catalan Miquel Barcelo, et celui du chorégraphe Josef Nadj. L'argile, celle des céramiques de Miquel Barcelo, et celle de Kanizsa, ville natale de Josef Nadj, est le point d'ancrage du dispositif imaginé par les deux hommes qui ont décidé, chacun à leur manière, de passer de l'autre côté du miroir : Barcelo en montant sur scène, Nadj en devenant la matière même du tableau composé.







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