Syed Salahuddin, cofondateur de Babycastles :
« Nous sommes à la recherche de bons jeux, développés par de petites équipes. Pour nous, le qualificatif « indé » est assez flexible, un peu comme en musique, quand on parle de la scène indé. Si un jeu rencontre un succès commercial, cela ne veut pas dire que nous ne le retiendrons pas. Ce qui nous intéresse, c’est l’idée du jeu, ce qu’il renferme. »
Dans les jeux labélisés Babycastles, il n’est pas question de foncer à travers la ville dans une bagnole de luxe. Bien au contraire, on se glisse dans la peau d’un psychopathe exhib’ qui se prend pour un bolide. Autre variante, incarner Darwin pour affronter le vieux barbu au ciel dans un jeu de combat. Pour les rois de la débrouille, le recyclage est élevé au rang d’impératif catégorique. Est donc récupéré tout ce dont les bureaux new-yorkais se débarrassent. Et ce qui a un jour été peint ne sera pas retouché, les créateurs de Babycastles ne sont pas des adaptateurs. A présent, ils écument les clubs indé et autres galeries underground de la Grosse pomme avec leurs jeux d’arcade qu’on pourrait croire bons pour les encombrants. Leur QG : un entrepôt sur l’East River. Leur mission : faire naître l’expérience collective en maniant les manettes.
Syed Salahuddin, cofondateur de Babycastles:
« Ce qui est cool avec les jeux qui se jouent à plusieurs, c’est qu’on se rapproche. L’expérience est unique : on est à quelques centimètres d’un étranger et on participe au même jeu. C’est sacrément cool d’arriver à construire cette proximité grâce à un jeu vidéo. »
Une soirée Babycastles, c’est un mélange de club indé, de happening et de festival de jeux. On retourne un peu à l’âge où on jouait à la console en pyjama avec les copains. A une différence près : plus d’extinction des feux aujourd’hui ! Pour Tracks, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.







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