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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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24.02.2005 - 23.25 : tracks - 02/09/08

Backstage - Afro Punk

A New York, il y a bien longtemps que les rappeurs comme Puff Daddy n’ont plus le monopole de la rebellion, trop occupés à gérer leurs stocks options en bourse. Fascinés par le capitalisme sauvage, le hip hop est devenu au mieux une attraction pour touristes. Mais certains jeunes noirs américains n’ont pas pour autant baissé les bras et c’est dans le punk qu’ils retrouvent un moyen d’exprimer leur colère.

A New York, les punks afro-américains semblent être les seuls à encore soutenir la cause punk. Entre chemises hawaï et skate-park, le mouvement punk s'est échoué au milieu des années 90 avec les Offspring et autres Blink 182. A l’ABC No Rio, l'ancien squatt hardcore du lower East Side, la musique punk est devenue un hobby du dimanche.
En 77, à Washington, 4 jeunes noirs fascinés par Marley et les Clash montent les Bad Brains. En quelques mois, ils deviennent le groupe le plus extrême du mouvement punk hardcore américain naissant. Ils jouent vite et fort, mais leurs compositions se teintent aussi de jazz, de funk et de reggae: c'est la fusion. Dans leur sillage, leurs héritiers s'appellent Living Colours, Red Hot Chilli Peppers ou Fishbone.

Un documentaire vient d’être tourné sur ce mouvement afro punk, diffusé dans les librairies militantes de l’altermondialisme. James Spooner, ancien skater et punk, a fait le tour des Etats Unis pendant deux ans pour recueillir les témoignages de ces punks noirs. C'est lui qui a inventé le terme d'afropunk pour les rassembler. Fils d’une professeur blanche du Middle West et d’un éducateur noir de Sainte Lucie, James Spooner, 27 ans, a remporté de nombreux prix dans les festivals de film indépendants. Il vit aujourd’hui de ses projections payantes, et de la vente de T-shirts qui jouent sur les mots.

James Spooner : "Quand mon père a vu le film, il m’a dit : « J’aurais aimé voir ce film quand tu étais gosse, je t’aurais mieux compris alors.» J’espère que c’est ce que ça a pu faire pour d’autres gamins. Avec mes parents, je suis passé par les classiques disputes pour un piercing jusqu’au débat politique. Ma mère a toujours compris que si elle ne soutenait pas la libération de mon peuple, elle serait laissée sur le côté."
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A voir dans le reportage
- le groupe new yorkais Game Rebellion
- Tamar Kali
- les Shrine for the Black Madonna
- Italee
- Bad Brains

Le film
Afropunk
The rock n’ roll nigger experience
un film de James Spooner
>> Le site officiel du film
>> Critique du film sur Melanine

Album
"Banned in DC: Bad Brains' Greatest Riffs"
>> Chronique de l'album

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TRACKS
Un reportage de Stéphanie Binet
Jeudi 24 février 2005 à 23h25
Samedi 26 février à 17h50
Rédaction: ARTE France, Program33
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Edité le : 23-02-05
Dernière mise à jour le : 02-09-08