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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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28/08/09

Bad Brains : les Kasparov du punk

Un reportage de Clément Mathon


Les Kasparov du punk sont aussi à l’aise dans le reggae que dans le Hardcore le plus rapide de l’Ouest. Attention à la crise de tachycardie avec les Bad Brains !

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Noirs, ultra-violents et punks : en 82, les Bad Brains sont un ovni dans la planète Hardcore. Avec leur background jazz fusion et leur philosophie rasta, ils donnent un futur au punk. Alors que la première vague du punk anglais prône le no future et brûle la chandelle par les deux bouts, les quatre cerveaux des Bad Brains imaginent, dès 77, le punk 2.0. Un update qui n’échappe pas à Jello Biafra, chanteur des Dead Kennedys et créateur du label « Alternative Tentacles ». En 81, lorsque sort la première compilation Hardcore, "Let Them Eat Jellybeans", les Bad Brains sont présents avec leur morceau TGV le plus rapide de l’Ouest, « Pay To Cum ». Quand le poids lourd du crunk, Lil John, veut muscler son rap en 2005, il invite sur le ring et en studio les Bads Brains, champions du Hardcore. Depuis plus de 20 ans, ils sont le mètre étalon du son qui dépasse les bornes.

C’est à 1400 km au nord de la turbulente New York, que Darryl Jennifer, le bassiste des Bad Brains, est tapi. Il y a 40 ans, 450 000 spectateurs ont afflué aux alentours de cette petite ville qui a donné son nom au plus célèbre festival de tous les temps : Woodstock. Originaires des quartiers sud de Washington DC, les quatre membres du groupe tirent leur nom en 77 d’un morceau des Ramones "Bad Brain". Au même moment, le chanteur H.R. découvre l’œuvre majeure de Napoléon Hill. Au milieu des années 30, ce journaliste américain interview les 500 plus grosses fortunes des Etats-unis pour réaliser le guide suprême de la réussite : "Think and Grow Rich", "Pensez et devenez riche". Le credo du livre : « La pensée Positive », devient celui du groupe. Les Bad Brains proposent un avenir au no future.

Dès 79, le groupe quitte son Washington natal et part à la conquête de New York. Au CBGB, les Bad Brains balancent leurs morceaux reggae entre deux salves foudroyantes de punk hardcore. En 84, après deux albums, le chanteur HR quitte les Bad Brains pour se lancer dans une carrière reggae. Le reste du groupe saute sur la vague metal fusion et décroche même en 95 un contrat avec le label de Madonna ! Une leçon qu’a dû retenir MCA, membre des Beastie Boys. En 2007, c’est lui qui produit le dernier album des Bad Brains.

Liens


MYSPACE

DVDs


"Bad Brains - Live at CBGB 1982"
Distribué par MVD


"American Hardcore"
un documentaire de Paul Rachman et Steven Blush.
disponible en DVD chez Sony Classics

Livres

"Think and grow rich"
de Napoleon Hill
dans sa version intégrale anglaise


"American Hardcore: A Tribal History" de Steven Blush
chez Feral House

Vidéos

Extrait du DVD "Bad Brains Live At CBGBs 1982"


Extrait du DVD "Bad Brains Live At CBGBs 1982"



"Bad Brains Live At CBGBs 1982" - Extrait du documentaire




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vendredi, 28 août 2009 à 23:05
Pas de rediffusion
(France, 2009, 52mn)
ARTE F

Edité le : 27-08-09
Dernière mise à jour le : 28-08-09