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10.07.07 : 20.45 - Barbarella - 02/09/08

Barbarella

En l’an 40000, l’astro-pilote Barbarella est chargée de sauver l’équilibre de l’amour universel. Un film love conçu comme une bande dessinée, avec Jane Fonda, Ugo Tognazzi et David Hemmings.

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Alors que l’univers est pacifié depuis des siècles, le physicien Duran-Duran, disparu sur une planète éloignée, met au point une arme, le Polyrayon 4, mettant en danger l’équilibre de l’amour universel. Au grand dam des Terriens, Duran-Duran peut déclencher une chienlit archaïque : une guerre. La plus qualifiée des astro-pilotes, Barbarella, se voit confier par le président de la Terre la mission très spéciale de retrouver cet homme et de neutraliser ses projets. Dans son vaisseau en forme de toboggan, elle traverse l’espace et se pose en catastrophe sur une planète inconnue…

Pulpeuse fiction
Cette adaptation réussie de la bande dessinée érotico-soft de Jean-Claude Forest réunit toute les qualités de la fantaisie hallucinée. L’inventaire des trouvailles de langage, des décors et des costumes épouse à lui seul la démesure. Chaque scène crée la surprise, engendrant de multiples univers toujours déjantés. À son arrivée sur la planète inconnue, prisonnière des enfants tyrans, Barbarella se retrouve les mains attachées à une créature en caoutchouc, charriée sur une banquise en carton pâte, sur fond de ciel lointain constitué d’images kaléidoscopiques et de musique pop. L’héroïne, tantôt amazone tantôt objet, connaît bon nombre de péripéties. Le passage où son ennemi, Duran-Duran, aux manettes de l’Orgasmotron, tente de provoquer sa mort en la faisant jouir, appartient indiscutablement à la grande histoire du nanar. En 1968, Dino de Laurentiis produit deux longs métrages directement inspirés par le neuvième art : celui de Roger Vadim et celui de Mario Bava (Danger diabolik). Dans Barbarella, la marque de fabrique Laurentiis se ressent jusque dans les références à la cinématographie italienne. Les décors du labyrinthe des rêves, passage le plus sombre du film, évoquent ceux de L’inferno (1911), adaptation magistrale de la Divine comédie de Dante par Francesco Bertolini et Adolfo Padovan.
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Barbarella
Mardi 10 juillet 2007 à 20h45
Un film de Roger Vadim, France / Italie 1968
Scénario: Terry Southern, Roger Vadim, Terry Southern, Camera: Claude Renoir, Musique: Michel Magne, James Campbell, Montage: Victoria Mercanton, Production: Marianne Productions, Producteur: Dino de Laurentiis
Avec : Jane Fonda (Barbarella), John Philip Law (Pygar), Anita Pallenberg (Le Reine Noire), Milo O'Shea (Concierge / Duran Duran), David Hemmings (Dildano), Marcel Marceau (Professeur Ping), Claude Dauphin (Le président de la Terre), Véronique Vendell (Capitaine Moon), Serge Marquand (Capitaine Sun)
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Edité le : 02-09-08
Dernière mise à jour le : 02-09-08