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24.06.05 A 23H30 : PERMIS DE PENSER - 23/06/05

Bibliographie

Antonio Tabucchi


a lire aussi

Parmi ses dernières publications figurent :

tristano.imageDataTristano meurt : Une vie
Editions Gallimard (2 septembre 2004)
Collection : Du monde entier
203 pages
ISBN : 207077192X
 
Une maison de campagne quelque part en Toscane. Un mois d'août caniculaire de la dernière année du vingtième siècle. Tristano, un homme qui a combattu pour la liberté de son pays sous ce nom emprunté à un personnage de Leopardi, fait venir à son chevet un écrivain qui, apparemment, s'est inspiré de lui autrefois pour un roman. Mais est-il possible d'inscrire dans le cadre d'un récit la géométrie ambiguë de la vie, faite de contradictions, de doutes, d'omissions, de désirs inaccomplis, de souvenirs faux ou présumés ? Le destin personnel d'un héros comme Tristano, chargé d'espoir et de désespoir, de générosité et d'amertume, peut d'ailleurs tenir à des nuances imperceptibles : un centimètre à gauche ou à droite dans le viseur d'un fusil... Qu'est-ce que l'héroïsme ? Qu'est-ce que la lâcheté ? Et le courage ? Et la trahison ? Au cours de son agonie, tenaillé par la gangrène et les céphalées, en proie aux effets de la morphine qu'on lui administre, Tristano recompose un incernable passé et brosse la fresque de soixante ans d'histoire de l'Italie, avec ses tragédies et ses simulacres, jusqu'à l'irruption du dernier avatar tyrannique, le dingodingue télévisuel. Dans ce roman à la fois testamentaire et visionnaire, parfois halluciné, et souvent d'une inquiétante drôlerie, des motifs reviennent, en variations, des femmes se superposent ou entrent en collision, et toute certitude est finalement congédiée dans une scène abyssale qui redistribue les cartes et plonge le lecteur dans une profonde interrogation sur ce qui fait une vie et sur la possibilité de la raconter. Car une question traverse tout le livre : qui témoigne pour le témoin ?, B. C.
 
nostalgie.imageDataLa Nostalgie du possible 
(Seuil, 2003)
 
C'est à l'automne 1964 qu'Antonio Tabucchi, étudiant à Paris, découvre en traduction française une plaquette avec un poème intitulé Bureau de tabac. Son auteur : Fernando Pessoa. Depuis, les écrits du grand poète portugais n'ont jamais cessé d'accompagner la vie intellectuelle de Tabucchi. Préservant le rythme vivant d'une série de quatre conférences données en 1994 aux étudiants de l'École des hautes études en sciences sociales de Paris, ce volume introduit à l'œuvre de Pessoa. En lisant ses textes, en déchiffrant son univers, Tabucchi montre comment le poète portugais, disant l'ordinaire de tout un chacun, explore l'intériorité de l'homme d'aujourd'hui.
 
autobiographies.imageData
Autobiographies d'autrui 
(Le Seuil, 2003)









« [...] ces écrits sur mes écrits sont pur prétexte pour parler d’autrui, un de ces livres qu’on emporte avec soi dans une valise idéale, dans les voyages les plus lointains, souvent sans le savoir. Un matin quelconque, tu ouvres une fenêtre dans un pays qui n’est pas le tien : quelque chose arrive d’inattendu. Et voilà qu’à l’improviste, de ton invisible valise, sort la mémoire qui donne l’illusion de saisir un paysage incompréhensible. Voilà ce qui s’est passé quand j’ai repensé à certains de mes livres : j’ai eu l’illusion de les comprendre grâce à des pages écrites par autrui. En somme, je voulais te dire que ces lignes, en feignant de parler de mon œuvre, ne sont que prétexte à littérature. » - Antonio Tabucchi, Extrait d’une lettre à un ami.

cephalees.imageData
Les Céphalées du Minotaure
(Galilée, 2002)





Nous sommes à Cnossos. Dans le labyrinthe. Autrement dit le tableau, car c'est Dédale ici qui est le peintre. Mais si Dédale est le peintre, prisonnier dans le tableau du labyrinthe des lignes, le Minotaure est la figure. Et, pour une fois, c'est la figure qui parle. Et qui se plaint à haute voix. Et sa plainte, mythe pour mythe, est sans doute à la fois la plus belle et la plus adéquate des réponses qu'un écrivain ait jamais apportées aux questions que nous adresse la peinture de Valerio Adami.
 
 
Le Triste cas de Monsieur Silva da Silva e Silva
(Fata Morgana, 2002)


tard.imageDataIl se fait tard, de plus en plus tard
(Christian Bourgois, 2002)
 
Dix-sept lettres plus une, dix-sept narrateurs masculins et autant d’univers singuliers qui se rencontrent pour construire un vertigineux roman de l’amour impossible. Antonio Tabucchi réalise là un tour de force en incarnant dix-sept voix, chacune blessée d’une manière particulière, empruntant au cœur humain les multiples facettes d’une âme en souffrance qui tente par les mots d’incarner, de lutter ou de se résigner : l’humour, la colère, le désappointement, la ferveur ou bien le silence. Ouvrage qui a valu à l’auteur de recevoir le Prix France Culture en 2002.
 
L’atelier de l’écrivain
(La passe du vent, 2001)

nostalgie_automobile.imageData
La nostalgie, l’automobile et l’infini : lecture de Pessoa
(Le Seuil, 1999)












petit_navire.imageData
Le Petit navire
(Christian Bourgois, 1999 - Le Seuil, 2000)


 
"C'était un jour d'un mois d'été inondé d'une lumière scintillante comme il y en a l'été à Florence; Sesto cala son vélo contre le trottoir, posa son menton entre ses bras croisés sur le parapet et se mit à regarder l'eau du fleuve. L'eau des fleuves a toujours été pleine de suggestion pour les philosophes qui l'observent. Même si Sesto n'était pas un philosophe mais un correcteur d'épreuves momentanément à court de poèmes, l'eau du fleuve fut également pleine de suggestion pour lui. Soudain il comprit, avec la sensation de panique et d'étonnement qui sied à un poète sans poèmes, qu'il était un point d'un temps en marche, résultat et début, addition et somme. Alors il eut envie de tendre la main vers le fleuve des choses pour se pêcher lui-même, pour saisir le petit navire nomme Sesto Degli Angeli."

tete.imageDataLa tête perdue de Damasceno Monteiro
(Christian Bourgois, 1997 - Seuil, 1999)
 
Un roman aux apparences de thriller. Mais en même temps, la chronique d'un fait divers. Et une enquête. Ainsi qu'un débat juridique. Le tout se déroulant dans l'ancienne et fascinante cité de Porto, dont on se doute cependant qu'elle vaut pour n'importe quelle autre ville de ce que nous appelons l'Europe civilisée.








gastrite.imageDataLa gastrite de Platon (Mille et une nuits, 1997)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
pereira.imageDataPereira prétend
(Christian Bourgois, 1995, 2000 – 10/18, 1998)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
derniers_jours.imageDataLes trois derniers jours de Fernando Pessoa
(Le Seuil, 1994)
 
 Novembre 1935. Pessoa est sur son lit de mort, à l'hôpital Saint-Louis-des-Français à Lisbonne. Trois jours d'agonie, durant lesquels, comme dans un délire, le grand poète portugais reçoit ses hétéronymes.
Les hétéronymes étaient d'"autres que lui", des voix qui parlaient en lui et qui eurent une vie autonome et une biographie. Pessoa leur parle, leur dicte ses dernières volontés, dialogue avec les fantômes qui l'ont accompagné pendant toute sa vie. Un récit à la fois romanesque et biographique (même s'il s'agit d'une biographie imaginaire), dans lequel Antonio Tabucchi, avec tendresse et passion, évoque la vie et la mort d'un des plus grands écrivains du XXe siècle.
 
 
 

piazza.imageDataPiazza d’Italia
(Christian Bourgois, 1994 - 10/18, 1995)
 
" Piazza d'Italia, paru en 1975, est le premier roman d'Antonio Tabucchi. Un récit enlevé et brillant que le romancier aime à qualifier de " conte populaire " et qui retrace, à travers l'épopée tragi-comique d'une humble famille toscane suivie durant trois générations, une histoire de l'Italie, des Chemises rouges de Garibaldi à la défaite des chemises noires de Mussolini. On ose qualifier Piazza d'Italia d'ouvrage de jeunesse, tant sont déjà présentes, dans cette succession de petits tableaux drôles ou tendres, la virtuosité de construction, la finesse d'esprit, l'élégance stylistique de l'auteur de Nocturne indien. "
 
 
 

reves.imageDataRêves de rêves
(Christian Bourgois, 1994 – 10/18, 1999)
 
 " Le désir m'a souvent gagné de connaître les rêves des artistes que j'ai aimés. Malheureusement, ceux dont je parle dans ce livre ne nous ont pas laissé les parcours nocturnes de leur esprit. La tentation d'y remédier est grande, en appelant la littérature à remplacer ce qui s'est perdu. Je me rends pourtant compte que ces récits de substitution, imaginés par un nostalgique de rêves ignorés, ne sont que de pauvres suppositions, de pâles illusions, d'improbables prothèses. Qu'ils soient lus comme tels, et que les âmes de mes personnages, qui à présent rêvent de l'Autre Côté, soient indulgentes avec le pauvre représentant de leur postérité. " Antonio Tabucchi remédie aux lacunes du passé et livre vingt Rêves de rêves, brefs récits nocturnes par lui imaginés, tels qu'auraient pu les faire ses écrivains et peintres de prédilection : Dédale, Ovide, Apulée, Rabelais, Villon, Caravage, Goya, Coleridge, Stevenson, Rimbaud, Freud, Pessoa... Par un subtil jeu sur la vie et l'oeuvre de chacun des personnages, l'auteur leur rend hommage selon sa fantaisie, avec tendresse et humour.

Requiem
(Christian Bourgois, 1993 – 10/18, 1994)
 
" C'est un récit bien extraordinaire, une " hallucination ", un " rêve " portugais. Dans une ferme de l'Alentejo, par un dimanche caniculaire de juillet, le narrateur, un Italien qui lit à l'ombre d'un mûrier Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, s'endort : il rêve qu'il erre par cette même après-midi " dans une Lisbonne déserte et torride " où il rencontre, indifféremment " des vivants et des morts ". Requiem a été écrit directement en portugais. " Une histoire pareille ne pouvait être écrite qu'en portugais " explique Tabucchi dans une note liminaire, exigeait en tout cas " une langue différente, une langue qui soit un lieu d'affection et de réflexion ". Pour ce Toscan auteur de récits singuliers, rien d'étonnant à ce que cette osmose ait pris le visage emblématique de Fernando Pessoa, figure tutélaire et ange protecteur, fantôme éternel de Lisbonne. "

malle.imageDataUne malle pleine de gens
(Christian Bourgois, 1992 – 10/18, 2002)
 
Aujourd'hui reconnu comme un des plus grands auteurs italiens contemporains, Antonio Tabucchi est aussi un amateur éclairé de la littérature portugaise et surtout de l'oeuvre de Fernando Pessoa dont il fut aussi le traducteur. Dans Une malle pleine de gens, Tabucchi déballe avec tendresse et curiosité les nombreux manuscrits laissés par Fernando Pessoa et signés par la foule de ses hétéronymes. Pointu, vivant, cet essai fera le régal des amoureux de Pessoa.
 
 
 
 

ange_noir.imageDataL’ange noir
(Christian Bourgois, 1992 – 10/18, 1997)
 
" Mais comment s'y prend-il donc, Tabucchi, pour envoûter à ce point ? Pour faire croire au lecteur que c'est pour lui seul qu'il est en train d'échafauder son indéfinissable récit, ces histoires immédiates et poignantes dont on ne saurait dire le début et qui n'ont pas non plus de vraie fin, sauf celle que chacun leur donnera ? On aura beau tourner et retourner chaque image, décortiquer les mots ; ils ne dévoileront rien d'autre que ce que l'on y avait déjà perçu : une succession de fissures qui portent vers l'incertitude. Mais aussi vers un intense et absolu bonheur de lecture. "

Les cartes du désir
(Idea Book, 1989)

La tentation de Saint-Antoine

(Adam Biro, 1989)
 
oiseaux.imageDataLes oiseaux de Fra Angelico
(Christian Bourgois, 1988 - 10 /18, 2000)
 
" Douze nouvelles qui résonnent à l'aube ou au crépuscule, troubles et pâles, bourdonnements lacunaires comme des yeux interrogateurs, Les Oiseaux de Fra Angelico distillent en un chant tantôt léger, tantôt grave, une émotion à rendre muet le babil de nos esprits futiles. Quand tous les petits accidents et incidents du quotidien se projettent dans un horizon confidentiel, quand les " choses de la vie " dérivent tel un vaisseau fantôme, le futur devient antérieur, et Tabucchi dans son recueil rêve le passé d'un demain, qui est - ou fut, peut-être - l'aujourd'hui circonstanciel qui dessine - destine - une vie. "
 
 

encers.imageDataLe jeu de l’envers
(Christian Bourgois, 1988 - 10/18, 1989)
 
"... Bien que je n'aie pas encore réussi à comprendre quel est le lien qui unit la vie que nous vivons et les livres que nous écrivons, je ne peux pas nier que le Jeu de !'envers ait une résonance autobiographique. Théâtre, Paradis céleste et Voix sont au contraire des histoires qui me furent racontées par d'autres. Ce qui m'appartient, c'est la façon de les raconter, qui fait que ces récits sont ces récits-là précisément et pas d'autres. Enfin, les autres récits sont nés spontanément en moi sans aucun lien apparent avec ce que je connaissais ou avais vécu. Mais tous, les uns comme les autres, sont liés à une découverte : le fait de m'être un jour aperçu, à cause des imprévisibles événements qui régissent notre vie, que quelque chose qui était "ainsi" était pourtant autrement. Ce fut une découverte qui me trouble. A la rigueur, on pourrait dire que ce livre a été dicté par l'étonnement. Par la peur, serait-il peut-être plus juste de dire. Le respect dû à la peur m'empêche de croire que l'illusion de la domestiquer par l'écriture éteigne la conscience, enfouie au fond de l'âme, qu'à la première occasion elle mordra à nouveau, suivant ainsi sa nature."

Dialogues manqués
(Christian Bourgois, 1988 – 10/18, 1990)

fil_horizon.imageDataLe fil de l’horizon
(Christian Bourgois, 1988 – 10/18, 1990)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

porto_pim.imageDataFemme de Porto Pim et autres histoires
(Christian Bourgois, 1987, 2003 – 10/18, 1991)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

malentendus.imageDataPetits malentendus sans importance
(Christian Bourgois, 1987 – 10/18, 1989)
 
Une Toscane secrète et ensorcelée, des villas à Forte dei Marmi, une gare de la Riviera, une Lisbonne baudelairienne, un rallye de voitures d'époque, un persécuteur implacable à l'air distingué sur un train de Bombay à Madras. Les nouvelles de Tabucchi paraissent, à une première lecture, des aventures existentielles, des portraits de voyageurs ironiques et désespérés. Mais l'apparente syntonie entre le réel et le récit se transforme d'un coup en trouble et en malaise. Comme des obliques "contes philosophiques", les histoires de Tabucchi deviennent une réflexion autour du hasard et du choix, une tentative de regarder les interstices qui traversent le tissu de l'existence.
Dans les pages de Tabucchi, il y a une inquiétude métaphysique qui évoque Piero della Francesca, Chirico et Pirandello. Mais cet écrivain qui aime les personnages excentriques et les vies ratées, charge ses énigmes d'une étrange lueur : ses rébus "policiers" sont l'enquête d'un investigateur qui ne cherche pas des réponses mais un message, un signal, une apparition.
 
nocturne indien.imageDataNocturne indien
(Christian Bourgois, 1987, 1992 - 10/18, 1988)
 
De chambres d'hôtel en gares et en hôpitaux. Un voyage en Inde à la recherche d'un ami disparu. Le héros de ce "parcours illogique" (A. Tabucchi) est "quelqu'un qui ne veut pas qu'on le trouve" et qui, en conséquence, affirme que "ça ne fait pas partie du jeu" de dire qui il est.
 
 
 
 
 

Des compilations de ses œuvres :
Romans 1 (Nocturne indien / le Fil de l'horizon / Requiem / Femme de Porto Pim) par Christian Bourgois (20 euros)
Romans 2 (Piazza d'Italia / Pereira Prétend / La Tête perdue de Damasceno Monteiro) par Christian Bourgois (20 euros)
Récits complets (Le Jeu de l'envers - Petits malentendus sans importance - L'Ange noir) par Christian Bourgois (20 euros)

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Permis de penser
Vendredi 24 juin 2005 à 23h30
Une émission proposée et animée par Laure Adler
Co-production : ARTE France & MK2 TV - 2005 - 58 mn
Réalisation : Sylvain Bergère

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Edité le : 23-06-05
Dernière mise à jour le : 23-06-05