Téléfilm d’Oskar Roehler (Allemagne, 2004, 1h26mn, VOSTF)
Scénario : Oskar Roehler
Avec : André Hennicke (Robert), Marie Bäumer (Marie),
Vadim Glowna (Klaus, le père), Christoph Waltz (le psychanalyste),
Catherine Flemming (la mère), Herbert Knaup (Wolfgang),
Nina Petri (la psychologue), Ralf Bauer (le gynécologue)
Image : Hagen Bogdanski
Montage : Uli Schön
Musique : Martin Todsharow
Production : Neue Bioskop Film, TV60 Film, BR
BR
SÉLÉCTION OFFICIELLE, BERLINALE 2003
Après des années de vie commune, Robert est toujours amoureux de sa compagne, Marie, mais il ne la désire plus. Il préfère fréquenter des prostituées. Un jour, ce metteur en scène hypersensible apprend que son père, qu’il ne voit plus depuis des années, est en phase terminale d’un cancer. Il renoue avec lui mais le malade décède peu après. Robert plonge dans une profonde dépression. Malgré sa force de vie, Marie commence à perdre pied elle aussi… - Hommage posthume
Bonjour l’angoisse traite de l’amour sur un mode impitoyable. Chez Oskar Roehler, ce sentiment est synonyme de souffrance. Son film prend aux tripes, notamment grâce aux comédiens, formidables. Il a été salué en ces termes par le Frankfurter Allegemeine Zeitung : “On n’avait pas vu depuis longtemps des acteurs allemands ainsi mis à nu, démasqués dans leur soif d’aimer et leur incapacité à faire prendre forme à cet assemblage de sentiments qu’on appelle la vie.” Oskar Roehler vient de terminer l’adaptation cinématographique de Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq, sélectionnée cette année à Berlin. Et on a pu voir récemment sur les écrans français Une famille allemande, son avant-dernier film.
Né en 1959, fils des écrivains Gisela Elsner et Klaus Roehler, Oskar Roehler a eu une enfance nomade marquée par la désaffection de ses deux parents. Il a réglé ses comptes avec sa mère, qui s’est suicidée en 1992, dans un précédent film, L’insaisissable (2000), qui a défrayé la chronique lors de sa sortie. Au moment du tournage de ce film, Oskar Roehler avait repris contact avec son père, mort peu après d’un cancer. L’histoire de Klaus dans Bonjour l’angoisse constitue donc une forme d’hommage posthume à ce père qu’il a trop peu connu.






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