Taille du texte: + -
Accueil > Mouvements de cinéma > La fiction sur ARTE > Mardi > Bonjour l’angoisse

Mardi 28 février 2006 à 22h50 - 25/02/06

Bonjour l’angoisse

Téléfilm d’Oskar Roehler


Metteur en scène de théâtre, Robert est un écorché vif. La mort de son père l’entraîne dans une descente aux ennfers que Marie, sa compagne, semble impuissante à enrayer… Un film d’Oskar Roehler en hommage à son père.

(Der alte Affe Angst)
Téléfilm d’Oskar Roehler (Allemagne, 2004, 1h26mn, VOSTF)
Scénario : Oskar Roehler
Avec : André Hennicke (Robert), Marie Bäumer (Marie),
Vadim Glowna (Klaus, le père), Christoph Waltz (le psychanalyste),
Catherine Flemming (la mère), Herbert Knaup (Wolfgang),
Nina Petri (la psychologue), Ralf Bauer (le gynécologue)
Image : Hagen Bogdanski
Montage : Uli Schön
Musique : Martin Todsharow
Production : Neue Bioskop Film, TV60 Film, BR
BR
SÉLÉCTION OFFICIELLE, BERLINALE 2003

Après des années de vie commune, Robert est toujours amoureux de sa compagne, Marie, mais il ne la désire plus. Il préfère fréquenter des prostituées. Un jour, ce metteur en scène hypersensible apprend que son père, qu’il ne voit plus depuis des années, est en phase terminale d’un cancer. Il renoue avec lui mais le malade décède peu après. Robert plonge dans une profonde dépression. Malgré sa force de vie, Marie commence à perdre pied elle aussi…


  • Hommage posthume

Bonjour l’angoisse traite de l’amour sur un mode impitoyable. Chez Oskar Roehler, ce sentiment est synonyme de souffrance. Son film prend aux tripes, notamment grâce aux comédiens, formidables. Il a été salué en ces termes par le Frankfurter Allegemeine Zeitung : “On n’avait pas vu depuis longtemps des acteurs allemands ainsi mis à nu, démasqués dans leur soif d’aimer et leur incapacité à faire prendre forme à cet assemblage de sentiments qu’on appelle la vie.”

Oskar Roehler vient de terminer l’adaptation cinématographique de Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq, sélectionnée cette année à Berlin. Et on a pu voir récemment sur les écrans français Une famille allemande, son avant-dernier film.

Né en 1959, fils des écrivains Gisela Elsner et Klaus Roehler, Oskar Roehler a eu une enfance nomade marquée par la désaffection de ses deux parents. Il a réglé ses comptes avec sa mère, qui s’est suicidée en 1992, dans un précédent film, L’insaisissable (2000), qui a défrayé la chronique lors de sa sortie. Au moment du tournage de ce film, Oskar Roehler avait repris contact avec son père, mort peu après d’un cancer. L’histoire de Klaus dans Bonjour l’angoisse constitue donc une forme d’hommage posthume à ce père qu’il a trop peu connu.

Edité le : 31-01-06
Dernière mise à jour le : 25-02-06