12.05.2006, à 22h10 - 11/05/06
Buren et le Guggenheim
THEMA - Buren et Basquiat, deux artistes à New York
Buren en train de créer une oeuvre éphémère monumentale au musée Guggenheim de New York : du projet aux doutes et à l'improvisation, Stan Neumann nous fait entrer au coeur de sa création.
22h10
Buren et le Guggenheim
Réalisateur: Stan Neumann
(France, 2005, 55mn)
Créateur des fameuses colonnes du Palais Royal, Daniel Buren travaille, depuis les années 60, in situ, collant ses rayures et bandes sur toutes sortes de supports urbains. En mars 2005, le musée Guggenheim de New York lui a donné carte blanche. Trente-quatre ans plus tôt, Daniel Buren avait déjà investi les lieux, installant une toile striée de vingt mètres sur dix au centre de la rampe tournante.
Il était le premier à utiliser cet espace : un sacrilège, selon les artistes new-yorkais, qui firent pression pour que la toile soit retirée - ce qui fut fait quelques heures avant l'ouverture de l'exposition. Aujourd'hui, Buren a décidé d'occuper à nouveau le centre de la spirale en y faisant construire un échafaudage à angle droit de trente mètres de haut et couvert d'immenses miroirs. Cette pièce monumentale, intitulée Around the corner, est la pièce maîtresse de son exposition Dans l'oeil du cyclone.
Pendant trois semaines, des ouvriers spécialisés dans la construction de gratte-ciel travaillent de nuit à son édification, sous le regard de l'artiste qui, faute de pouvoir participer aux travaux pour des raisons de sécurité, repense sans cesse le projet...
Dans l'oeil de la création
Stan Neumann a suivi l'élaboration de cette audacieuse oeuvre éphémère tout en recueillant le témoignage d'un artiste qui avoue sans complexes ses doutes. Auteur de nombreux documentaires de la collection "Architectures", le réalisateur nous fait entrer ici au coeur de la création. L'oeuvre de Buren évolue sous nos yeux dans ce projet à haut risque où "rien n'est garanti", comme le dit la conservatrice du Guggenheim, un peu inquiète. Résolu à jouer avec l'architecture du lieu, à créer des ruptures pour bouleverser la perception de l'espace du musée, l'artiste cherche à exploiter toutes les possibilités qui s'offrent à lui. Et improvise.
La verrière l'inspire : pourquoi ne pas y coller ses gélatines colorées ? Quelques doutes et quelques dessins plus tard, le musée se pare de taches de lumière rose. De sa caméra mouvante et expérimentée, Stan Neumann nous fait partager tous les enjeux de perception du travail de Buren : un art ludique de la désorientation, allant à l'encontre de nos habitudes de perception et bousculant notre manière de définir une oeuvre.
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Buren et Basquiat, deux artistes à New York
THEMA - ARTE France
Vendredi 12 mai 2006, à partir de 22h10
Edité le : 11-05-06
Dernière mise à jour le : 11-05-06