Daniel Barenboim, directeur du Staatsoper de Berlin, est au pupitre pour cette reprise de Carmen de Bizet, créée en décembre 2004, dans une mise en scène de l'Autrichien Martin Kušej. La mezzo-soprano russe Marina Domashenko, qui avait déjà interprété le rôle-titre à Vérone et à New York, campe une fois encore la torride bohémienne, incarnation de la femme ardente et passionnée. Son partenaire est le jeune ténor mexicain Rolando Villazón qui, ces dernières années, a volé de triomphe en triomphe et s'est vu décerner les prix d'interprétation les plus prestigieux. Une vraie star lyrique qui brille par son charisme, son timbre riche proche du baryton et sa musicalité alerte.
Prends garde à toi !
Carmen, avec ses airs populaires et son intrigue romanesque, occupe une place de choix dans le cœur des mélomanes. Pourtant, il eut au début de sa carrière le même destin que tant d’autres opéras célèbres : lors de la première, le 3 mars 1875, il déçut les attentes des producteurs et reçut un accueil mitigé du public. Quelle idée, aussi, de donner à l’Opéra comique de Paris une œuvre qui se termine si tragiquement ! Ce n’est qu’au fil du temps – et seulement dans la version d’Ernest Guiraud, un élève de Bizet, qui remplaça les dialogues originaux par des récitatifs chantés – que cet opéra fut apprécié.
Aujourd'hui, Carmen est, avec La flûte enchantée de Mozart, l’un des opéras les plus joués dans le monde. Cela tient peut-être au fait qu’il réunit tous les ingrédients du succès : des mélodies faciles à retenir, des rythmes entraînants, une toile de fond espagnolisante, une histoire passionnelle entre une belle gitane et un vaillant soldat… Les sentiments d’amour et de haine sont exacerbés, les protagonistes entraînés par leur désir de liberté et hantés par l'approche de la mort. Émotion et plaisir garantis
ARTE Magazine






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En direct du Staatsoper Unter den Linden à Berlin, une Carmen de haute volée avec la mezzo russe Marina Domashenko et la nouvelle star lyrique Rolando Villazón, sous la direction de Daniel Barenboim.
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