Cet ancien bâtiment administratif, construit dans les années 70, mastodonte de béton rénové à grands frais, abrite désormais des salles d’exposition et de conférence, un institut de pédagogie et de recherches chorégraphiques, 11 studios de danse dont 3 peuvent accueillir du public, et une médiathèque spécialisée ouverte à tous que nous présente le chorégraphe en résidence Boris Charmatz.
Boris Charmatz : Une des choses extrêmement importante au Centre national de la danse, c’est qu’il y a une nouvelle médiathèque qui va être fabriquée, construite, et qui se met à exister. Auparavant, l’accès aux archives, l’accès à des textes fondamentaux qui n’existaient qu’en anglais, très difficiles à trouver, cet accès-là, à la culture chorégraphique n’existait pas. On pouvait aller au Lincoln Center à New York regarder une petite bobine de 8 millimètres et voir un danseur des années 20 s’animer devant nos yeux, mais en Europe.
Boris Charmatz : C’est une grande chance d’avoir un lieu dans lequel on va pouvoir faire, à la fois de la création, de la recherche, de la pédagogie… Il y aura de l’édition, il y a une partie sociale, aussi, au Centre d’information et d’orientation des danseurs. Il reste que c’est aussi un… C’est pas un danger en soi de regrouper toutes ces énergies-là, mais par contre ce qui est vrai, c’est que ça va dépendre vraiment des politiques culturelles, de faire que ce centre-là, ce soit un espace ouvert, en plus de tout ce qui existe ailleurs. Mais pas seulement un espace qui va permettre d’assécher le reste du paysage chorégraphique. Il faut vraiment qu’il y ait cet équilibre-là qui soit fait. Après, je trouve ça absolument fantastique de pouvoir être dans un studio, descendre à la médiathèque, assister à des répétitions ou voir un spectacle… Même s’il manque encore ici une salle de spectacle proprement dite, il y a… on peut accueillir un peu de public, c’est ce qu’on va faire avec Bocal. Il manque une petite salle modulable, de 400 places, dans laquelle on pourrait vraiment faire des spectacles. Mais, quand même, c’est déjà un lieu dans lequel ça va vraiment pouvoir circuler.
En résidence de recherche et de création depuis un an, Boris Charmatz a développé avec 15 étudiants un projet nommé « Bocal », école éphémère, qui se veut aussi une réflexion sur l’enseignement artistique. Une dizaine de compagnies sont actuellement en résidence au CND, qui ouvre sa première saison le 30 septembre avec notamment Jérôme Bel et Xavier le Roy.
CND
1 rue victor Hugo
93507 Pantin
Tél: 01 41 83 27 27
>> Le site officiel - http://www.cnd.fr/
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Metropolis
Samedi 25 septembre 2004 à 00h05
Rediffusion le 26 septembre à 17.50
Rédaction: ARTE France, Online Production
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