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Modes de vie, cultures, ambitions

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THEMA le vendredi 9 juillet à partir de 22h20 - 08/07/04

Europe attitudes : Lisbonne

Lisbonne est à la fois fébrile, hystérique, mélancolique et branchée. Un cocktail de sentiments et de sensations qui fait de la capitale portugaise une ville toujours en mouvement. Après Belgrade, “Europe attitudes” part à la rencontre de la jeunesse lisboète.

Extraits vidéo du programme

a lire aussi

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>22h20 : Lisbonne, grandir sous un ciel inconstant

Réalisé par Catarina Mourão
Coproduction : ARTE France, Agat Films & Cie, Filmes do Tejo
(France, 2003, 48mn)


Mónica habite depuis deux ans à Lisbonne. Elle est stagiaire dans un cabinet d'avocats et bénévole à SOS Racisme. Cette jeune militante pose un regard nostalgique sur la période qui a suivi la révolution des Oeillets : à l'époque, on savait s'engager... João, lui, est dessinateur. Sa BD Loveboy, devenue culte, raconte l'histoire d'un garçon qui, après un trip à l'ecstasy, décide de reprendre des études et devient un yuppie arriviste... Paolo, enfin, travaille sur les marchés avec sa mère. C'est un amoureux du Tage, dont il ne se lasse pas d'écouter le bruit. Dès qu'il a le temps, il va pêcher sur les bords du fleuve... À travers les récits de ces trois jeunes Lisboètes, Catarina Mourão brosse le portrait d'une ville qui s'est complètement transformée en moins de vingt ans.


Populaire et branchée
De retour à Lisbonne, sa ville natale, Catarina Mourão s'étonne de tous les changements qu'elle découvre. À la fois populaire, bourgeoise et branchée, la capitale portugaise est en perpétuel mouvement. Sa topographie a évolué plus vite que les hommes et les femmes qui la peuplent. "Comment les jeunes Lisboètes s'y retrouvent-ils ?", s'interroge la réalisatrice. Comment le nouveau visage de Lisbonne influence-t-il leur façon de vivre ? S'appuyant sur les témoignages de Mónica, João et Paolo, Catarina Mourão aborde tous les sujets, même les plus délicats : les problèmes posés par l'immigration (autrefois terre d'émigration, le Portugal est aujourd'hui un pays d'accueil), la multiplication des cités à la périphérie de Lisbonne, le développement de la délinquance et du trafic de drogue... Où l'on apprend que le Portugal est le deuxième pays consommateur d'héroïne au monde après le Royaume-Uni ; et que les jeunes Lisboètes restent très longtemps chez leurs parents parce que les loyers sont inabordables (25 % plus chers qu'à Paris !). Ainsi se dessine une Lisbonne à la fois pittoresque et design, médiévale et cosmopolite, victime de la spéculation immobilière et "nouvelle riche", convaincue de sa modernité mais peu convaincante pour de nombreux Lisboètes.

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>23h10 : Voyages, voyages : Lisbonne

Réalisé par Yves de Peretti et Inès de Medeiros
Dans la collection "Voyages, voyages"
Coproduction : ARTE France, Les Films d'Ici, Paris Première
(France, 1998, 43mn)


Un port, des rues en pente qu'escalade le tramway... Lisbonne évoque des images de cinéma mais s'ancre aussi dans le réel. Déambulation en compagnie de l'actrice Inès de Meideros.

Une ville ne ressemble pas toujours à l'idée que l'on s'en fait. Surtout si, comme pour Lisbonne, les images qui viennent à l'esprit sont d'abord des réminiscences cinématographiques - Dans la ville blanche d'Alain Tanner, Lisbonne story de Wim Wenders, les films de João César Monteiro... Ce documentaire confronte la ville décor - celle qui inspire les cinéastes et ravit les touristes - à la ville réelle de ceux qui y vivent. Anciens paysans de l'Alentejo, jeunes rappeurs noirs des quartiers populaires, chauffeurs de taxi marqués par les traditions et la chape de plomb de la dictature montrent la ville sous ses multiples visages.

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>23h55 : Les Açores de Madredeus

Réalisé par Rob Rombout
Production : Morgane Production, Mona Lisa Films, União Lisboa, France Supervision
(France - Portugal, 1995, 41mn)
Rediffusions : 14.07.2004 à 16:30 et 17.07.2004 à 02:15


Groupe phare du renouveau de la chanson portugaise, Madredeus, originaire de Lisbonne,enregistre aux Açores, en pleine nature. Envoûtant.

Madredeus, c'est une voix, deux guitares, un violoncelle, un accordéon et un clavier. C'est aussi une musique qui mêle la nostalgie à l'amour, la révolte à l'attente. Dans les chansons, chaque mot correspond à une atmosphère musicale particulière. "Le groupe a été créé pour mettre le portugais en musique, en ramenant la langue à son format musical", explique le guitariste José Peixoto. Après une tournée de plusieurs mois, les six membres de Madredeus vont se ressourcer aux Açores, où ils puisent une large part de leur inspiration, et enregistrent quelques chansons dans des décors magnifiques : au bord d'un lac d'eau douce, en haut d'un phare, sur les pentes d'un volcan...


Une rencontre envoûtante
Ce film est une promenade envoûtante à travers les paysages des Açores accompagnée par la musique de Madredeus. Chaque chapitre s'ouvre sur une chanson. Premier chapitre : "O, pregão" (le prêche), l'un des rares titres que Teresa Salgueiro chante en duo avec Francisco Ribeiro, le violoncelliste, qui a puisé dans ses racines pour écrire ce chant mystique d'inspiration arabe. Deuxième chapitre : "La vaca de fogo" (la vache de feu) conte les fêtes de village ; puis "Maio maduro maio" (mai mûr mai) compare l'éveil des sens à celui de la nature en mai ; il fait aussi référence au poète José Alfonso dont le morceau "Grandola vila morena" a servi de signal pour lancer la révolution des Oeillets. Dernier chapitre : "Ao longe o mar" (au loin la mer) chante l'attente, l'espoir, la nostalgie et l'amour.

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Edité le : 07-07-04
Dernière mise à jour le : 08-07-04