Indonésie : Meulaboh sous haute surveillanceDe Sophie Rosengart et Frédéric Bak– ARTE GEIE - France 2005
Un mois après le Tsunami, Meulaboh tente de se reconstruire. Une tâche difficile, car cette ville indonésienne détient l’un des plus terribles records : Meulaboh a été la ville la plus touchée par le raz-de-marée.
Sur les 60.000 habitants, près de 40% ont disparu, engloutis par les flots. Aujourd’hui les secours sont en place. Des camps de réfugiés ont été installés à la hâte pour les 600.000 déplacés de la province.Des ONG qui s’inquiètent de l’avenir de cette région complètement dévastée, car le gouvernement indonésien de Jakarta a d’ores et déjà fait savoir que toute armée étrangère devait quitter les lieux au plus tard le 26 mars prochain.
De Gaël Leiblang et Laurent Ramamonjiarisoa – ARTE GEIE / Agence CAPA. France 2005
Quelques heures après le tsunami, l’ONU a dépêché des équipes d’urgence, dans 4 des principaux pays touchés.
Composés de 7 hommes chacune, ces équipes ont passé les 3 dernières semaines à évaluer les besoins villages par villages, quartier par quartier. Elles ont aussi répertorié les projets de reconstruction et leurs coûts. Sur le terrain, ces équipes ont souvent été confrontées à l’inadéquation des multiples initiatives d’aide. Une aide arrivée en masse dès le lendemain du désastre, mais souvent mal adaptée aux besoins de la population ou encore acheminée vers de mauvaises destrinations.
Dans quelques jours, ces équipes vont remettre leur rapport à l’OCHA, le bureau des affaires humanitaires de l’ONU. La mission de l’OCHA : rationaliser, coordonner et faciliter l’accès à l’aide des populations sinistrées. C’est cet organisme qui va être responsable des 980 millions de dollars d’aide promise.
Un défi pour ces équipes de l’ONU qui se retrouvent au coeur de de la plus grosse opération humanitaire jamais entreprise. Problème de logistique, problème de gestion financière, problème de choix de reconstruction qui engage un pays sur des décennies.
Une équipe d’ARTE Reportage a suivi le travail de l’OCHA au Sri Lanka, sur le terrain, aux côtés des équipes d’évalutation ; à Colombo, au quartier général de l’organisme avec ceux qui préparent la planification et la coordination financière de l’aide et qui choisissent les projets de reconstruction ; dans les ports et les aéroports pour prendre la mesure de la logistique à mettre en place pour une opération de cette envergure.
Thaïlande : le sursaut de PhuketDe Marc Antoine Valverde et Joseph Gordillo – ARTE GEIE - France 2005
5388 morts, 3120 disparus, des petits paradis touristiques entièrement détruits… Six semaines après le raz de marée, l’île de Phuket, station balnéaire du Sud de la Thaïlande, se reconstruit doucement, mais sûrement, dans la douleur et le deuil.
Sans état d’âme, l’industrie touristique veut relancer au plus vite sa formidable machine à profit. 80% des habitants de Phuket qui travaillent dans le tourisme attendent également ce redémarrage avec impatience. Le taux de fréquentation des hôtels a chuté à 10% en pleine saison touristique et une dizaine de milliers de personnes y ont perdu leur emploi.Le 31 janvier dernier, une centaine d’experts et de responsables de 30 pays se sont réunis dans ce fleuron du tourisme national, afin d’élaborer un plan d’urgence destiné à faire revenir les vacanciers sur le littoral de l’océan indien.
En 2004, la Thaïlande a attiré dix millions de touristes étrangers, en tirant 6% de son produit national brut. Phuket, à elle seule, a représenté 2,75 millions de touristes étrangers, soit deux milliards de dollars. Pour l’instant, seulement 10 à 15% des touristes sont revenus passer leurs vacances dans l’île…
Inde : la dignité contre l’adversitéDe Uwe-Lothar Müller, Didier Ricou und Marc Hansmann. ARTE GEIE – France 2005
Nagapattinam, province du Tamil Nadu, dans le sud-est de l’Inde, est l'un des lieux les plus touchés par la catastrophe. 6063 personnes sont mortes, emportées par la vague meurtrière, 36860 maisons ont été détruites, 73 villages de pêcheurs ont été dévastés.
L’Inde a refusé l'aide internationale, affirmant disposer des ressources nécessaires pour aider les survivants. Le pays s’efforce de gérer la crise au plus près en misasnt sur ses propres forces.Six semaines après le tsunami, peu à peu, la vie reprend son cours. Les ONG indiennes et le gouvernement régional sont vite passés de l’aide d’urgence à la reconstruction. La population manifeste le désir de se relever en comptant sur sa propre force.
Tout le monde est à l’ouvrage. Parallèlement aux besoins immédiats, le plus urgent est de redonner aux gens les moyens de travailler. 80% des pêcheurs ruinés préfèrent se concentrer sur la reconstruction des villages et la réfection des bateaux avant de reprendre, au plus vite, leur activité en haute mer.
Une équipe d’ARTE Reportage a partagé le quotidien d’un village de pêcheurs et témoigne du passage de l’aide d’urgence à la reconstruction dans la dignité et l’efficacité.







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