Mélanie Legrand, l’une des onze permanents de l’Olympic y attend un jeune public dans un déploiement de coussins colorés pour lui faire découvrir toutes les créations multimédias de l’année, orchestrées avec différentes associations, les élèves de l’école primaire pour créateurs. Qu’il s’agisse d’une fable franco-finlandaise, des Mondes inventés de Jules Verne, de La môme Catch-catch ou Mon amant de Saint-Jean remixés, « les enfants ont appris à réaliser une oeuvre, de l’écriture d’un synopsis, au dessin d’animation en passant par l’enregistrement de boucles sonores », dit-elle, avec cette volonté de défendre la création plus que la promotion d’outils ou de produits multimédias manufacturés. D’ailleurs les réalisations des petits nantais chapeautées par la Web Factory (studio fraîchement primé lors du Flash festival de Beaubourg en mai 2005), sont accessibles à tous, sur le net.Une dizaine de créateurs, soit, un peu plus âgés, ont accueilli le public gracieusement convié à expérimenter leurs installations pendant deux jours. Là encore, l’interaction de l’image et du son pour dénominateur commun. Il y avait le GOO par exemple, dont l’objet est la constitution d’un réseau de production sonore par l’envoi et l’échange de données numériques en temps réel. Mais aussi l’igloo, sous le pseudo de Sphère Aleas, capable par ses projections audiovisuelles à 180 ° de vous recréer l’atmosphère improbable du Blair Witch Project au beau milieu d’une salle polyvalente.
Dommage que notre ex-premier ministre (Raffarin) ait annulé Image 2004 (l’exposition internationale prévue en Seine Saint-Denis) et que Paris ne puisse se rattraper sur les JO, parce qu’avec Bloc6tm, Aliquidstudio était à même de proposer la complète : à l’aide d’un joypad deux protagonistes manipulent un univers graphique en 3D du type légos dont on peut faire varier les points de vue et actionner les joueurs d’une même équipe pour qu’ils déclenchent des séquences sonores. Cela ressemble à une partie de baby-foot virtuelle sauf qu’au lieu de courir derrière un ballon et de marquer des points contre l’adversaire, vous créez ensemble, de la musique. Présenté aux e-magiciens 2004, ce projet ludique à l’approche « sport co » c’est enrichi d’autres univers depuis !
Plus solitaire, Phase (récemment présenté à Beaubourg et au Cube) propose de creuser dans le sable rouge carmin d’un paysage extraterrestre, un sillon virtuel avec une bille que l’on pousse à l’aide d’un bras à retour de force. Les collisions de la bille, cela va de soit, sont autant de rencontres du troisième type, à consonance musicale. De quoi amuser les enfants qui repartent avec un cd de leur parcours, mais aussi les chercheurs de l’Ircam, de l’Ondim (spécialistes des systèmes multisensoriels), ceux du CEA et de la société Haption qui concourent au projet.
A partir d’une borne à écran tactile et d’une approche « drag and drop », le collectif d’architectes et designers belges Lab-au nous offre une initiation au « VJing contemporain », à base d’objets visuels et sonores très simples, "Point, Ligne, Surface computed in seconds" (le nom de la pièce) créant une sorte de tableau acoustique évolutif, dans l’esprit d’un Mondrian recoloré. Minimalisme impeccable, c’est l’esthétique que semble développer le groupe qui lors du festival Nemo, à Paris, nous avait instruit d’une conférence rondement menée sur les "démo scenes" et les univers plastiques qui en découlent. Bookmark des autres installations
>> JV : 80 MS
>> GO/no GO
>> Carbon VS subaction : Servovalve
>> Virtua-Noid
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Cultures Electroniques
Festival
Scopitone
Un reportage d'Orevo
Juillet 2005
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