
"La cathédrale" de Tomek BaginskiTomek Baginski, 28 ans, est dessinateur et fils de pub! Pendant 3 ans, chaque soir après le travail, il a gardé son ordinateur allumé pour réaliser tout seul son film d'animation, "La cathédrale".
Tomek Baginski : "Comme le pèlerin de mon film, je suis un homme sans racine. Avec l'arrivée brutale du libéralisme, tout a basculé en Pologne. Et la vieille école d'animation polonaise a stoppé net…Les gens de mon âge qui se mettaient à l'animation étaient seuls et complètements abandonnés. J'ai plus grandi avec les films d'animations américains et japonais qu'avec le cinéma polonais."
"La cathédrale" n'a coûté que 20 000 euros pour une durée de 7 minutes. Il est devenu le film culte de tous les jeunes aujourd'hui en Pologne, et a été nominé aux oscars américains en 2002 dans la catégorie film d'animation de court métrage.
Tomek Baginski : "Aujourd'hui, c'est l'imagination du graphiste qui fait la différence et non plus le logiciel. Quand je suis arrivé vers la fin de mon film, je ne supportai plus mon personnage, je l'aurais tué. J'en perdais le sommeil en me demandant si je finirai !"
"Les égoïstes" de Mariusz TrelinskiSexe, drogue et vidéo: Mariusz Trelinski est le cinéaste qui ose tout dans une Pologne catholique qui affiche aussi son compte en banque et sa frime. Dans son film "Les égoïstes" le monde des people se livre à toutes les perversions que produit l'argent facile.... la nouvelle élite polonaise explose toutes les limites !
A 42 ans, le cinéaste "des égoïstes" connaît l'univers du show biz et des clubbers pour l'avoir cotoyé avec le regard d'un Polish Psycho. Véritable star dans son pays mais aussi aux Etats-Unis où il monte des opéras, son film est la métaphore d'une Pologne dévorée par le matérialisme tout azimut. A la manière d'un Brett Easton Ellis venu du froid, il se moque de ce pays catholique devenu soudain immoral.
Mariusz Trelinski : "Les égoïstes", raconte l'histoire de gens du même milieu qui souffrent de solitude, qui n'arrivent plus à rentrer en relation avec les autres, qui sont comme des scorpions. En se détestant eux-mêmes et leur style de vie, ils s'autodétruisent et détruisent tout ce qui les entoure. C'est comme s'ils s'enfonçaient leur propre dard dans la peau."
"J'ai accouché d'un si beau garçon" de Marcin KoszalkaA 34 ans, Marcin Koszalka, a été élevé par une mère possessive et castratrice. C'est le thème de son premier film documentaire. Son titre: "J'ai accouché d'un si beau garçon", un acte de bravoure domestique tourné au mépris du danger sans jamais lâcher la caméra.
Marcin Koszalka : "Mon intrusion chez mes parents avec une caméra n'avait rien d'une vengeance. D'autres à ma place auraient pu craquer, dans une telle situation familiale et commettre un crime... Mon documentaire est avant tout une auto-thérapie! Mais encore maintenant, je suis hanté par la peur de mourir demain, la peur de la destruction, la peur de sombrer dans la maladie mentale ! Mon intention était d'être si percutant que les mecs qui regardent mon film en oublient d'aller pisser ! Je voulais qu'ils restent scotchés à l'écran pour regarder vingt-cinq minutes de leur vie!"
Festivals
Le mois du jeune cinéma polonais
s'est tenu du 10 au 30 janvier 2005
à l'Institut polonais à Paris
>> En savoir plus
Le Panorama du jeune cinéma polonais
s'est tenu du 06 au 12 octobre 2004
à Paris
>> Le programme
Liens
>> Sur le cinéma polonais (français)
>> Biographie de Mariusz Trelinski sur le site de Nova, la saison polonaise en France
>> Bio en anglais de Mariusz Trelinski
>> Courte biographie de Marcin Koszalka sur le site de Nova, la saison polonaise en France
Les films
>> Site du film Cathédrale de Tomek Baginski (polonais, anglais)
>> « J’ai accouché d’un si beau garçon » sur le site de Nova, la saison polonaise en France
>> "Egoïste" de Mariusz Trelinski
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TRACKS
Jeudi 03 février 2005 à 23h15
Samedi 05 février à 17h50
Rédaction: ARTE France, Program33
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