"Avec ta façon de dessiner, soit tu mourras de faim, soit tu seras une star". Voilà ce que prédisaient à David certains profs de l’académie des Beaux-Arts de Glasgow.A 39 ans, David Shrigley compte aujourd’hui beaucoup de fans. De Blur à Deerhoof, il a déjà travaillé avec pas mal de musiciens et il connaît bien le milieu de la musique. Mais pas question pour autant de changer son fusil d’épaule.
En 2005, David Shrigley finit tout de même par se lancer dans le business de la musique. Il sort l’album « Worried Noodles – les nouilles déconcertées » dont il écrit les textes et dessine la pochette. Tout est parfait, à un détail près : il n’y a pas de musique, donc pas de chansons. Aujourd’hui « Worried Noodles » vient de ressortir. Cette fois, avec de la musique. 39 groupes ont mis ses textes et ses dessins en musique. Parmi eux, Franz Ferdinand, mais aussi Psapp de Londres et Dirty Projectors de New York.
David Shrigley : "Chaque semaine, David Byrne, Franz Ferdinand ou d’autres m’envoyaient un morceau. C’était très stimulant. Quand j’écoutais les chansons, j’avais l’impression qu’elles m’appartenaient. C’était assez extraordinaire mais en même temps un peu embarrassant. Comme quand on entend sa voix enregistrée ou que l’on se voit à la télé. C’est comme si quelqu’un d’autre faisant semblant d’être moi. C’était un sentiment étrange."
Tous les gamins d’Angleterre connaissent les dessins de David et leur humour grinçant. Il est illustrateur pour la BBC, il créé des cartes postales, publie des livres, expose dans des galeries d’art et réalise des courts-métrages.
Liens
>> Le site officiel de David Shrigley>> Le site de l'album „Worried Noodles“
>> L'article "Shrigley à la portée de tous" - Libération
>> L'article "L'inquiètude des nouilles" - fluctuat
Album"Worried Noodles "
de David Shrigley
chez Tomlab







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