Kashhayar Barobax: "Internet représente tout pour nous. Tout ce que nous avons vient d’internet. Tous les progrès que nous faisons en musique, nous les faisons grâce à internet. En tous cas à 95 %."Mais la musique de ces précurseurs de l’électro iranienne n’est pas éditée en Iran. Comme pour d’autres styles musicaux, le "Ershad", la commission de censure du ministère de la Culture, fait preuve d’une sévérité et d’une autorité implacable.
Hamid, Barobax: "Nos clips n’ont rien d’illégal, rien qui justifie la censure. Ils ne parlent pas de l’Iran et ne font pas allusion aux lois de notre pays. Donc, on ne peut rien nous reprocher. Mais en cas de censure, nous avons toujours la possibilité de les diffuser à l’étranger , sans autorisation de leur part."
Jusqu’à présent, le clip "Adamhaye Asemunha" - "Les hommes du ciel" est passé plusieurs fois sur une télévision satellite iranienne qui émet également à l’étranger. Un petit succès d’estime. Pour Barobax il s’agit d’accepter les choses comme elles sont. . D’ailleurs, leur vidéo de "Biwafa" (infidèle) mise principalement… sur le fun.
Au regard de l’omniprésence des images de martyrs et de l’endoctrinement théocratique, certains, en occident, tombent dans le panneau et s’imaginent que la population iranienne est effectivement uniformisée par le totalitarisme des mollahs. Pour autant, stigmatiser toute une génération pour cette raison, reste discutable.
Khashayar, Barobax: "Des lois sévères, il y en a partout. Ici aussi. Mais ça ne fait pas de nous des fous furieux. Il y a des barrières, il y a des lois qui sont tantôt justes, tantôt injustes. Mais nous ne sommes pas des terroristes. Nos chansons sont positives, pleines de poésie. Elles parlent d’amitié, elles ne professent rien de mauvais. Les étrangers devraient écouter nos chansons et traduire nos textes, au moins ils sauraient de quoi on parle."
Lien>> Le site officiel de Barobax







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