Taille du texte: + -
Accueil > Mouvements de cinéma > La fiction sur ARTE > Mardi > Combat pour la justice

Mardi 12 juillet 2005 à 20h45 - 30/06/05

Combat pour la justice

Une fiction inspirée de l’expérience de la Canadienne Louise Arbour, procureur en chef du Tribunal pénal international de 1996 à 1999, qui rend hommage à son combat pour poursuivre les bourreaux de l’ex-Yougoslavie.

a lire aussi

En arrivant à La Haye, siège du TPI, Louise Arbour se rend vite compte que la partie n’est pas gagnée. Elle a pour mission de poursuivre des criminels de guerre avérés nommés Mladic, Karadzic, Arkán et Milosevic, considérés comme responsables de la mort d’environ 250 000 personnes. Mais la bureaucratie onusienne tente de la bâillonner. Pire, elle constate que son bras droit fomente une révolte contre elle. Elle reçoit par ailleurs des menaces de mort de la part des nationalistes serbes. Sur le terrain, elle ne peut guère compter sur la coopération des généraux des forces d’intervention de l’Otan, le commandant français en tête. Car les états-majors semblent se soucier en premier lieu de protéger la vie de leurs propres soldats et rechignent à la mettre en jeu pour arrêter des criminels de guerre. Avec l’aide d’un capitaine des SAS (forces spéciales britanniques), la juge décide alors de lancer une opération audacieuse et bien peu conventionnelle…

La force de la conviction Nommée procureure en chef du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda par le Conseil de sécurité de l’ONU, la magistrate canadienne Louise Arbour est entrée dans l’histoire pour avoir mené, de 1996 à 1999, une bataille juridique éclatante en faveur des victimes de la guerre de l’ex-Yougoslavie. Par la force du verbe, cette femme de convictions a obtenu la première mise en accusation pour crimes de guerre d’un chef d’État européen en fonction, en la personne du président serbe Slobodan Milosevic. Pour mettre en scène le combat courageux d’une justicière en butte à l’inertie, à la lâcheté, à l’indifférence des bureaucraties occidentales et onusienne, le réalisateur Charles Binamé a choisi la fiction plutôt que le documentaire. Mais son scénario s’inspire étroitement du personnage et des faits réels.

Multidiffusion le 18 juillet 2005 à 15h15

Edité le : 30-06-05
Dernière mise à jour le : 30-06-05