Taille du texte: + -
Accueil > Echappées culturelles > Tracks

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

> > Common

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

Tracks

28/05/09

Common

Un sujet de Stéphanie Binet


Classé 12ème fortune du rap US à égalité avec Eminem selon le magazine économique Forbes, Common est le premier quand il s’agit de faire des bonds. Sur son huitième et dernier album, le rappeur de Chicago se voit même en gladiateur. Common est le premier rappeur à placer Chicago sur la carte du Hip hop bien avant Kanye West.

  • Common

Previous imageNext image

Né en 72 il grandit dans le même ghetto que Quincy Jones, le South Side. Depuis son premier album à l’âge de 20 ans inspiré par le passé musical de sa ville: le jazz et le blues électrique, Common a grimpé les échelons et fricote désormais avec le gratin hollywoodien.
À l'affiche du prochain "Terminator", il joue avec la casquette vissée sur la tête le frère de Denzel Wahsington dans "American Gangster" de Ridley Scott.
"American Gangster" de Ridley Scott - DVD Universal Pictures Video

"Terminator 4 -Salvation: The Future Begins" sortira en salles le 04 juin 09.
Common de son vrai nom Lonnie Rashid Lynn Junior est élevé par sa mère divorcée, principale d’un collège de Chicago. Dans son quartier règne les redoutables "4 Corner Hustlers", "les embrouilleurs du carrefour". Adolescent il devient membre du gang. Son père ex-basketteur professionnel devenu médiateur social lui trouve un stage dans l’équipe des Chicago Bulls, et le remet dans le droit chemin.
En 94, Common met le feu aux poudres avec "I used to love H.E.R", un boulet visant le gansta rap qui fait des ravages sur la côte Ouest. Vérolé par la guerre des ego qui fait rage entre les rappeurs Notorious Big et Tupac Shakur mystérieusement assassinés quelques années plus tard, le Hip-Hop vit ses années sombres. Ice Cube, fondateur du gangsta rap contre-attaque dans un morceau où il insulte Common. Louis Farrakhan grand manitou de la Nation Of Islam propose de jouer le médiateur.
Dès 97, Common joue les pacificateurs de la nation Hip Hop et met du conscious dans son rap. "One Day it will all Make Sense", son troisième album, dénonce l'homophobie et le système judiciaire américain. Il est aussi le premier à citer dans un de ses titres Barrack Obama, ancien travailleur social du South Side de Chicago, le quartier de son enfance.

Common n’est pas du genre à s’encombrer d’œillères dans ses featuring : Lily Allen, Lauryn Hill, Erykah Badu, Mary J.Blidge, Macy Gray, le beau gosse collectionne les guests comme d’autres les conquêtes. Pour son huitième opus "Universal Mind Control", le rappeur de Chicago a recruté le Mozart du Hip hop, Pharell Williams. Depuis c’est la belle vie pour Common qui foule le tapis rouge des Grammy Awards en habitué.

Nouvel album

"Universal Mind Control" de Common
Geffen / Universal

Liens


Vidéo

"I used to love H.E.R" - Common

Tracks
samedi, 30 mai 2009 à 01:45
Pas de rediffusion
(France, 2009, 52mn)
ARTE F

Edité le : 19-05-09
Dernière mise à jour le : 28-05-09