Extrait vidéo
Le film
Le décès de Steve Jobs, le 5 octobre, a illustré avec éclat le paradoxe qui est au centre de ce film : c’est la première fois dans l’histoire qu’un entrepreneur a été pleuré comme un bienfaiteur de l’humanité. Si, pour les contempteurs du consumérisme, cette dévotion planétaire relève d’une soumission inquiétante au capitalisme, Dimitri Kourtchine et Sylvain Bergère, eux, ont décidé de juger sur pièces, et plutôt que d’instruire le procès de la « moi technologie » selon Apple, entreprennent de l’explorer.
Deux chercheurs de l’université de Toronto expliquent ainsi de façon lumineuse comment la contre-culture, en voulant dans les années 1960 combattre le capitalisme, et, à travers lui, l’homogénéisation des modes de vie, a au contraire merveilleusement servi le « système » en contribuant ainsi à multiplier les formes de consommation.
Un spécialiste du « neuro-marketing » affirme que les zones cérébrales réagissant à l’utilisation de l’iPhone sont celles de l’amour et de la peur (d’être tout seul). D’un ordinateur portable plaqué or à un plasticien spécialisé dans la destruction au chalumeau des produits Apple, en passant par le conseiller d’Obama, Tim Wu, qui compare le succès de Steve Jobs à celui d’Hollywood, en soulignant que l’humanité préfère en général « la facilité et le confort » à la liberté, un tour d’horizon distancié et instructif, en forme d’autobiographie d’un Apple-addict.
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Apple, la tyrannie du cool
Documentaire de Dimitri Kourtchine et Sylvain Bergère (France, 2011, 55mn)
Coproduction : ARTE France, La Générale de Productions
APPLE EN RÉSUMÉ
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5 commentaire(s)
Un reportage agiographique de plus (II) | PoluX
22.12.2011 - 13h39
pple exerce un contrôle stalinien sur les applications distribuées via son appstore, alors que c'est la seule façon possible de les installer sur iphones et ipad. Apple se réserve également le droit exclusif de censurer la distribution des journaux et information diverses au travers du contrôle de son appstore. Par exemple, Mark Fiore, caricaturiste américain et prix Pulitzer du dessin de presse 2010, a vu ses applications multimédias interdites sur appstore. Pendant ce temps les discoures de Mussolini sont distribués avec succès. Un autre exemple : Apple censure le porno --voire le potache sexy-- mais pas pour Playboy. etc. Visiblement, le porno c'est de mauvais genre, sauf lorsqu'il est distribué par une multinationnale. Bref. Marrant de nommer ça « contre culture ». Les publicités ont bien lavé les cerveaux. Dommage que Arte fasse parti du lot.
Un reportage agiographique de plus (I) | PoluX
22.12.2011 - 13h38
Le titre du documentaire promet bien plus qu'il ne livre. À aucun moment le reportage ne s'intéresse aux vrai problèmes que posent la firme à la pomme. Apple est montré comme un produit de la contre-culture, qui respecterait les individualités, etc. alors qu'il n'en est rien. La réalité est l'inverse. La firme verrouille de nombreux usages aux travers de dispositifs de contrôle d'usage et d'informatique déloyale. Tout usage qui n'est pas explicitement autorisé par Apple avec ses produits est interdit. La bidouille des produits Apple est même interdite par la loi, en vertu de la protection juridique des dispositifs de contrôle d'usage.
bistoufly | torp
14.12.2011 - 17h40
Dommage qu'il n'y ait pas plus d’explications sur les alternatives a apple et surtout sur la filiation d'apple: UNIX, qui a donné mac OS, mais aussi Linux, free bsd, etc, autant de choses qui s'inscrivent dans une réalité bien loin de la façon dont nous son présentées les choses: apple vs microsoft/PC... Dommage...
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