Martin Hirsch est un têtu. Pas buté, ni borné, ni obtus. Non…simplement têtu. Le gars qui sait ce qu’il veut.
À 15 ans, il souhaite faire une psychanalyse. Son père le lui interdit, mais il économisera. Et dès ses 18 ans, il s’allongera sur le divan. Il entre à l’Ecole normale supérieure, puis à l’ENA, d’où il sortira conseiller d’Etat. Il deviendra directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la Santé, Bernard Kouchner. Tiens, Hirsch, Kouchner…Ça nous dit quelque chose… Mais c’était il y a treize ans, dans le gouvernement Jospin.
Martin Hirsch poursuit son chemin, devient président d’Emmaüs, haut fonctionnaire parmi les misérables. Utile parmi les utiles. En 2007, il répond à l’appel de Nicolas Sarkozy et cette fois, il se fait nommer Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Avec un but : faire voter le RSA. Une fois l’objectif atteint, il quitte le gouvernement… Gêné, dit-on, par le débat sur l’identité nationale. Son expérience, cette façon d’accéder au pouvoir sans avoir l’air d’y toucher…
Martin Hirsch ne serait-il pas, au fond, un sacré animal politique ?
Martin Hirsch raconte son expérience gouvernementale dans :
Secrets de fabrication : Chroniques d'une politique expérimentale, Grasset, juin 2010
ISBN-10: 2246772613
ISBN-13: 978-2246772613









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1 commentaire(s)
hargneux | maraud
19.06.2010 - 16h12
J'apprécie généralement beaucoup le talent de <madame Giordano, à la radio et à la télévision<; Son ton habituel, courtois mais inquisiteur me convient bien. Mais son émission avec Martin Hirsch était d'un tout autre ton. Il a eu bien du mérite à conserver son sourire. Voilà à quoi on s'expose en allant à la télévision. Pourquoi cette insistance, ces soupçons, ces sous entendus ? Je suis perplexe
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