
(Corée du Sud, 2005, 1h30)
Avec Uhm Jiwon, Lee Kiwoo, Kim Sangkyung…
Cannes 2005- Compétition
Un DVD MK2
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Synopsis : A Séoul, un étudiant suicidaire rencontre une jeune femme qui décide de l’accompagner dans son geste fatal. A la sortie d’un cinéma, Tongsu, un cinéaste velléitaire, repère une jolie femme qu’il reconnaît comme étant l’actrice du film qu’il vient de voir. Le présent de cet homme au caractère flottant et angoissé fait étrangement écho à celui de l’étudiant, héros de la première partie du film…
Critique : Qu’il évoque la notion de répétition, de distance intime existant entre l’acte amoureux et la mort ou simplement de l’influence d’un spectacle sur le comportement d’une personne, le cinéma de Hong Sangsoo ménage l’équivoque selon différents procédés formels. Pour ce nouveau film, il a choisi un style plus immédiat et urbain, où son attachement à des lieux (petites ruelles, escaliers…) ou à certaines figures (en particulier, celle des deux hommes attablés et filmés de profil) est le contrepoint de la fragmentation souvent déroutante d’un récit qui devient énigmatique, plutôt que crypté.Avec « Conte de cinéma », son sixième film, Hong Sangsoo expérimente le zoom, un effet ostensible qui n’a que peu en commun avec l’élaboration de ses longs métrages précédents, notamment « La Vierge mise à nu par ses précédents » et son superbe traitement en noir et blanc. Fonctionnant comme un aimant qui rapproche physiquement le spectateur des personnages du film, le zoom possède une nature obscène et peu raffinée qui se substitue aux situations blafardes et noires peuplant les contes cruels du cinéaste. Echec professionnel, peur de la mort, alcoolisme systématique… Ces figures, Hong Sangsoo les reformulent de film en film, tout comme il modèle son goût des parallélismes, en confrontant deux histoires situées dans la même ville ou en utilisant la même comédienne dans deux rôles différents. L’intérêt ne tient pas seulement à la façon dont il choisit d’espacer plus ou moins grandement ces parallélismes selon les situations (et selon un ordre et une hiérarchie secrète), mais aussi à cette cohabitation permanente entre zones d’ombre sans cesse grandissantes et associations fonctionnant au contraire comme autant d’indices concrets finissant par révéler une figure reconnaissable. Plutôt que de l’affadir ou de l’expliciter, « Conte de cinéma », renforce encore par sa rudesse le malaise très contemporain que distillent les films de Hong Sangsoo.
Julien Welter
En complément:" Un cinéaste intime" par Pierre Rissient (14 mn)
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Conte de cinéma
De Hong Sangsoo
(Corée du Sud, 2005, 1h30)
Avec Uhm Jiwon, Lee Kiwoo, Kim Sangkyung…
Cannes 2005- Compétition
Une Coproduction Arte
Un DVD MK2
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Une nouvelle reformulation du malaise contemporain, selon le cinéaste coréen Hong Sangsoo. Le style est plus direct, mais le mystère reste entier…
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