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Vendredi, 24.03.2006 à 19h00 - 20/03/06

Coup de chaud sur l'Arctique

Paradis Perdus (5/5)


Le pôle Nord est le toit du monde. Sa coiffe en quelque sorte, une coiffe parée de la dentelle des glaces, du bleu profond de l’océan et de tous les verts de la toundra. Cette stupéfiante beauté cache pourtant un enchaînement de drames en passe de la défigurer.



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La rudesse du climat polaire  n’a d’égal que la fragilité de la nature arctique. L’écosystème du pôle Nord s’effrite sous les coups du réchauffement. En Arctique, les implications le réchauffement climatique sont d’ores et déjà majeures et planétaires. Et surtout incroyablement rapides. En trente ans, la température a augmenté quatre fois plus vite dans l’Arctique que dans le reste du monde.

Dans le dernier quart de siècle, la banquise a perdu plus de 1 500 000 km² de sa surface. Elle pourrait diminuer de plus de la moitié avant la fin du siècle, entraînant la disparition d’espèces dépendantes des glaces pour se nourrir ou se reproduire. L’ours polaire pourrait disparaître dans quelques dizaines d’années. L’expansion des forêts vers le nord en empiétant sur la toundra, menace des millions de migrateurs, oiseaux et caribous en tête, privés d’habitat et mis en concurrence avec de nouvelles espèces venues du sud. L’espèce humaine n’est pas épargnée. Le Gulf Stream est également menacé...

L’érosion des côtes et la fonte du pergélisol (permafrost) commencent à bouleverser la vie des habitants de ces régions du cercle polaire. Leur monde, leur quotidien et leur mode d’alimentation risquent d’être radicalement changés.Pour les Inuits de Sachs Harbour sur l’île de Banks ce n’est pas une surprise. Cette communauté de 150 habitants, isolée au sein de la mer de Beaufort vit au rythme des saisons. Les Inuits connaissent leur environnement depuis des générations. Ils ont répertorié les changements observés depuis le début des années 90 : hivers moins rigoureux, hausse du niveau de la mer, formation de la glace plus tard dans la saison et dégel avancé, fonte du permafrost, arrivée de nouvelles espèces animales et d’insectes. Ils savent que, depuis plusieurs années des bateaux peuvent passer dans le détroit d’Amundsen durant l’été. Leurs traditions déjà en sursis vont définitivement se perdre.

A Sachs Harbour, le coût de la vie est 70% plus élevé qu’à Montréal et le chômage touche la majorité de la population. La chasse et la pêche restent des activités indispensables pour survivre, mais les changements climatiques ont bouleversé les habitudes des animaux. Le savoir ancestral inuit ne suffit plus pour s’aventurer sur des glaces fragilisées et les chasseurs ont souvent besoin des informations envoyées par satellite pour savoir où aller.


Collaborations scientifiques :


 Rosemary KUPTANA, ex-présidente de la Conférence circumpolaire des Inuits
à lire : Variation sur le thème du temps : Les changements climatiques au Nunavut
 John FALKINGHAM, physicien climatologue, directeur du service des glaces à Ottawa, CANADA
à voir : Direction recherche climatique (DRC), Service météorologique du Canada

 Ian SOPER, ingénieur réception satelittaire, station de Gatineau, CANADA
à lire : Les stations de réception de CCT 

 Carolyn GOODFELLOW, spécialiste de l'environnement, Ministère  de l’Environnement, OTTAWA
à voir : International Union of Forrest Research Organizations

 John BENNETT, ingénieur, centre satellitaire
NOETIX Research, OTTAWA
 Fred WRIGHT, géologue, spécialiste du Permafrost, CSEG : Canadian of Society of Exploration Geophysicists

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Coup de chaud sur l’Arctique
Paradis perdus (5/5)
Documentaire de Sabine Franel et Yves Billy
Réalisé par Yves Billy
(France, 43mn, 2005)
Coproduction : ARTE France, Auteurs Associés
ARTE FRANCE

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Edité le : 15-03-06
Dernière mise à jour le : 20-03-06