Peut-être que les Crookers devraient jouer plus souvent dans leur ville. Mais à Milan, ils se situent plutôt dans l’underground : les riches Milanais préfèrent la house, nettement plus chic. Rocco, alias Congorock, fait lui aussi partie du milieu rave milanais. Il a longtemps joué dans des groupes de rock, mais secrètement, il faisait la collection de 33 tours d’italo-disco. C'est aussi un fan d’électro. Surtout quand elle permet de pogoter et de faire du stage diving. "Je n'aime pas la techno d'aujourd’hui, parce qu'elle ne communique pas bien, elle ne fait pas de bien aux gens. On peut aimer ça quand on est stone. Je n'ai rien contre les drogues et les gens qui en prennent mais ça ne facilite pas la communication, ça ne me donne pas envie de faire la fête."
His Majesty Andre, un ami de Rocco, fait lui aussi partie de ce milieu rave milanais en pleine ébullition. Et il a une théorie pour expliquer pourquoi les Italiens produisent d’aussi bonnes basses. "C'est peut-être la mozzarella que l'on mange par ici, seule ou sur une pizza, qui nous inspire ces sons."
Pour le moment, les Crookers enregistrent un album. Ils nous promettent des morceaux plus forts que ceux des autres. Au sujet de leurs secrets de fabrication, ils resteront par contre assez discrets. "Il faut connaître les astuces, écouter beaucoup de musique et supporter les migraines. Quand on a passé neuf heures sur un ordinateur à essayer de créer un morceau, ca prend la tête."
Après Berlin, Paris et Detroit, la vague électro la plus euphorique du moment, c’est à Milan qu’on la trouve. Avec les Crookers et consorts, le son italo-disco est de retour.
- Leur Myspace
- Les Crookers sont aussi sur Facebook
- Congorock à Paris le 22 janvier (Social Club)







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