En juillet 2009, Danfung Dennis se glisse dans les rangs d'un bataillon de Marines américains. Pendant quatre semaines, muni de son gilet pare-balles et d'un appareil photo qui permet de filmer en vidéo HD, il tourne le quotidien de ces militaires parachutés en plein bastion taliban.
De retour au pays, le journaliste de guerre monte "Hell and Back Again". Son documentaire donne à la guerre des allures de film hollywoodien à mi-chemin entre le jeu vidéo "Call Of Duty" et le film de Coppola "Apocalypse Now".
Embarqué dans le deuxième régiment d'infanterie de Marines, Danfung Dennis se retrouve aux premières loges pour filmer cette sale guerre.
Localiser, approcher et détruire l'adversaire est la mission de ce bataillon envoyé derrière les lignes ennemies.
Sur les 70 000 soldats américains mobilisés sur le sol afghan, plus de 1800 meurent au combat et un sur cinq en revient blessé. Déclenchée en octobre 2001, l'opération "Liberté Immuable" s'embourbe et se transforme en nouveau Vietnam pour l'Amérique. L'ennemi est le plus souvent invisible et la population, lasse.
Danfung Dennis
"J’ai toujours été inspiré par le photojournaliste et les films de fiction. J’ai donc essayé de combiner les deux en utilisant de nouvelles technologies. J’ai employé un appareil photo qui permet de filmer en numérique avec une qualité exceptionnelle. Je voulais créer une expérience immersive, viscérale, prendre le spectateur aux tripes..Il doit oublier qu’il regarde un documentaire. Quand il se rappelle que c’est la réalité, ça le frappe encore plus fort."
Projet Condition One
Né d'une mère malaisienne et d'un père américain, Danfung Dennis plaque ses études d'économie pour s'engager à 20 ans dans le journalisme et devient photographe de guerre en Irak puis en Afghanistan pour le New York Times, Newsweek, ou Rolling Stone. Dix ans plus tard, il signe "Hell and Back Again", son premier documentaire.
Sur le champ de bataille, Danfung fait la rencontre du Sergent Harris envoyé pour la troisième fois en Afghanistan. Le film suit le retour au pays de ce soldat de 26 ans blessé d'une balle à la jambe, obsédé par la guerre qu'il a livrée et pressé d'en découdre à nouveau.
Du pouvoir des images
"La photo de cette enfant qui court dans la rue après l’attaque au napalm au Vietnam, ce type d’image, cette image iconique, a marqué notre conscience collective au fer rouge. Quand nous évoquons le Vietnam, nous pensons aussitôt à cette image, elle nous rappelle ce qu’est vraiment la guerre. Mais ne pensez pas que cette image iconique n’a pas été prise en Irak ou en Afghanistan : elle a été prise tellement de fois qu’elle n’a plus aucun impact…"Cadreur : Christian Beuchet, Thierry Gautier
Ingénieur du son : Marc Parazon







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