Mugor Pop, éleveur de chevaux, a fait de sa passion un métier. Rien d’étonnant donc à ce qu’il ait un faible pour les chevaux sauvages qui, depuis la chute de l’empire soviétique, ont trouvé refuge dans la partie roumaine des bouches du Danube, et dont certains chercheurs présument qu’ils forment déjà une nouvelle race. Quoi qu’il en soit, l’avenir de ces quadrupèdes est menacé. Les défenseurs de l’environnement affirment qu’ils détruisent l’écosystème sylvestre de Letea, la forêt tropicale primaire la plus septentrionale d’Europe. Avec ses lianes, ses chênes et ses bouleaux, elle est unique en son genre. Ils en appellent au gouvernement roumain pour que les chevaux soient capturés, ou qu’au moins, leur population soit réduite. Pour sa part, Mugor Pop pense que les abattre n’est pas une solution.
Lui qui connaît bien les chevaux est convaincu que les troupeaux et la forêt peuvent cohabiter. Il a trouvé un allié en la personne du vétérinaire Stefan Raileanu. Ensemble, ils cherchent à sauver ces équidés.
Mugor a donc décidé d’accompagner les jeunes du village de Letea qui veulent capturer des chevaux sauvages pour les revendre. Ces expéditions sont parfois périlleuses. Quand les jeunes tentent de rendre les chevaux dociles, ils les blessent parfois. Mugor a décidé d’enseigner à ces jeunes villageois des méthodes de dressage plus douces, d’éveiller leur intérêt pour les bêtes. Ainsi, il espère obtenir le soutien des communautés du delta dans son combat contre les autorités et les défenseurs de l’environnement qui ne pensent qu’à sauver la forêt.







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