Les spectacles de marionnettes ne sont pas réservés aux tout-petits. Bien au contraire. Aujourd’hui, les "poupettes" ont toute leur place sur les planches, à côté des comédiens en chair et en os. Ces dernières années, l’écriture scénique a évolué ouvrant grand la porte à de nouvelles formes d’expression comme la danse, la musique et … les marionnettes ! Des mélanges de genres parfois déroutants, toujours surprenants. À la manière d’alchimistes, les metteurs en scène expérimentent des formes de théâtre hybrides, mixant les disciplines à l’envi. Pour les jeunes artistes, voilà une opportunité de tirer leur épingle du jeu. Il devient essentiel, pour eux, de maîtriser plusieurs formes d’expression. Et notamment l’art de la marionnette.
« C’est un vrai atout aujourd’hui pour les comédiens. Mais croyez moi, pour arriver à donner vie à une marionnette, il faut beaucoup travailler », souligne Lucile Bodson. Elle dirige l’école nationale supérieure de marionnette de Charleville Mézières, la seule formation publique de marionnettes en France qui délivre un diplôme reconnu par l’Etat. Depuis 1981. « A l’époque, les fondateurs ont parié sur l’avenir de la marionnette. Et ils ne sont pas trompés ! », résume-t-elle, avec le sourire. Aujourd’hui, quelques 200 compagnies de théâtre de marionnettes sillonnent la France, contre une petite quarantaine il y a vingt ans.
A l'école des marionnettes
Les "poupettes", comme on aime les appeler, séduisent le public et les artistes en herbe. Toujours plus passionnés et formés, ils sont soixante-dix candidats cette année à tenter le très sélectif concours d’entrée à l’école de Charleville Mézières. Au terme des épreuves, seule une petite quinzaine d’élèves pourra suivre les trois années de formation. Une sélection d’autant plus impitoyable que le concours d’entrée est organisé une seule fois tous les trois ans ! Des locaux trop étriqués pour accueillir plusieurs promotions, Lucile Bodson espère que les jeunes passionnés auront la patience d’attendre la fin des travaux d’agrandissement prévue d'ici trois ans.
Après avoir manqué de peu le concours d’entrée, Pauline Delerue a choisi d’apprendre en jouant et en construisant. Dans une compagnie en Belgique d’abord et aujourd’hui, dans la banlieue parisienne. Elle est à l’affiche dans le « Jeune prince et la vérité », mise en scène par Marjorie Nakache, qui se joue du 20 mars au 19 avril 2008 au Studio théâtre de Stains (Seine Saint-Denis). Un conte philosophique et intemporel, écrit par Jean-Claude Carrière, joliment mis en scène. Guidés par le jeu des lumières, comédiens et marionnettes s’écoutent et se répondent. On en oublie presque qui est humain, qui est objet. Un spectacle saisissant et envoûtant.
Infos pratiques
« Le jeune prince et la vérité » de Jean-Claude Carrière
Mise en scène : Marjorie Nakache
Du 20 mars au 19 avril 2008
Vendredi et samedi à 20h45
Mardi et jeudi à 14h00
Dimanche à 16h00
Réservations au 01 48 23 06 61
19, rue Carnot
93240 Stains.
Navette gratuite au départ du métro porte de la chapelle (ligne 12)
Liens>> Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières.
>> Studio théâtre de Stains






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