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Quoi de neuf, Docteur ?

Grâce aux progrès de la génétique, vivre 100 ou 120 ans sera bientôt tout à fait possible. Mais à quel prix ?

> De quoi meurent les Européens ?

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Quoi de neuf, Docteur ? - 12/01/09

De quoi meurent les Européens ?

Les deux tiers des Européens décèdent d’une maladie circulatoire ou d’un cancer, avec des différences notables entre États membres, entre classes d’âge et entre hommes et femmes.

Les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et autres maladies de l’appareil circulatoire sont les principales causes de mortalité dans l’Union européenne (UE), où ils représentent 42 % de l’ensemble des décès (42 % également dans la tranche 65-84 ans et 52 % chez les plus de 85 ans). Concernant ces maladies, on rencontre les taux de mortalité les plus élevés dans les pays baltes – l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie – (où ils dépassent 2 000 décès pour 100 000 habitants et 1 200 décès pour 100 000 habitantes), suivis de la République tchèque et de la Slovaquie. En bas de l’échelle, la France détient les taux les plus faibles (401,9 pour les hommes et 169,0 pour les femmes), tandis que l’Allemagne présente des taux supérieurs à la moyenne européenne qui est de 787,9 chez les hommes et 450,5 chez les femmes.


Entre 45 et 64 ans, le cancer est la première cause de mortalité.
Dans la tranche d’âge intermédiaire (45-64 ans), le cancer est la première cause de mortalité avec un taux de 41,4 %, devant les maladies respiratoires (26,3 %). S’agissant du cancer, il existe de vraies disparités entre les hommes et les femmes.

• Chez les hommes, les cancers de l’appareil respiratoire sont les plus courants. Ils sévissent tout particulièrement dans les pays de l’Est (principalement en Hongrie où le taux de mortalité est de 235,6 décès pour 100 000 habitants, puis en République tchèque et en Slovaquie). Si la Hongrie est également le premier État membre de l’Union pour le taux de mortalité liée à un cancer de l’appareil respiratoire chez les femmes (66,1), elle est suivie ici par le Danemark et les Pays-Bas. Les personnes les moins touchées par le cancer de l’appareil respiratoire sont les Suédois (39,2) et les Portugaises (12,1). [En Allemagne et en France, les taux sont respectivement de 92,4 et 120,7 pour les hommes, 30,4 et 20,7 pour les femmes.]

• Chez les femmes de la classe d’âge intermédiaire (45-64 ans), c’est le cancer du sein qui est le plus fréquent. Les pays les plus touchés sont le Danemark, la partie flamande de la Belgique et les Pays-Bas. À l’inverse, les Espagnoles ont le taux de mortalité le plus faible (37,5 décès pour 100 000 habitantes), devant les Grecques et les Finlandaises. [Avec des taux respectifs de 50,7 et 48,8, l’Allemagne et la France se situent légèrement au-dessus de la moyenne de l’UE (48,2).]

Les causes dites « externes », principales causes de mortalité parmi les 20-44 ans, sont responsables de 38 % des décès dans ce groupe d’âge. Parmi ces causes, figurent les accidents de transport et les suicides. Là encore, l’inégalité entre hommes et femmes est criante. En Europe, on compte en moyenne 20,7 décès par suicide chez les hommes, mais seulement 4,9 chez les femmes (pour 100 000 habitants). Autre disparité, géographique celle-là : les hommes se suicident davantage au nord qu’au sud. Les quatre pays possédant les taux de mortalité masculine par suicide les plus élevés sont la Lituanie avec 90,5, l’Estonie, la Lettonie et la Finlande (ce « palmarès » des décès par suicide diffère légèrement chez les femmes puisque l’on trouve la Belgique et la France en troisième et quatrième position derrière la Lituanie et la Finlande). Hommes ou femmes, les taux les plus faibles de décès par suicide se rencontrent dans le sud de l’Europe, en Grèce, en Italie, à Malte et en Espagne.

Enfin, les accidents de transport restent la première cause externe de mortalité parmi les moins de 20 ans. Ils tuent deux fois et demie plus d’hommes que de femmes (les taux moyens sont de 9,1 décès pour 100 000 hommes et 3,8 décès pour 100 000 femmes). Pour les hommes, les routes les plus meurtrières se trouvent en Slovaquie (18,8), en Lituanie, en Lettonie, au Portugal et en Grèce. Pour les femmes, elles se situent en Lettonie (8,8), en République tchèque, au Luxembourg, en Estonie et en Belgique. Les routes les plus sures restent celles de la Suède (4,7), du Royaume-Uni et des Pays-Bas. [Avec des taux de 10,8 et 4,5, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne, tandis que l’Allemagne se situe en dessous dans les deux cas (8,3 pour les hommes et 3,7 pour les femmes)].

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Source : Eurostat (chiffres pour la période 2001-2003).

Ingrid Bellot

Edité le : 22-12-08
Dernière mise à jour le : 12-01-09


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