Arnsberg en Allemagne: "Ville sociale 2004"Il en va autrement à Arnsberg. Dans cette ville allemande, de plus en plus d’habitants s’efforcent de donner une nouvelle image de la vieillesse, loin des clichés négatifs. Le maire de la ville, Hans-Jochen Vogel, est très fier de s’être vu décerner le titre de "Ville sociale 2004": "Les seniors sont rarement considérés comme des gens productifs, innovateurs et avec un fort potentiel. En politique, on parle même souvent de fardeau. Nous considérons cette mutation démographique comme une catastrophe. Mais c’est méconnaître le potentiel que représentent les personnes âgées. Les seniors sont des gens très créatifs comme le prouvent des recherches sur la créativité. L’énorme potentiel des personnes âgées est largement inexploité. Nous savons aussi que de nombreuses personnes âgées seraient prêtes à s’investir."
"Tuteurs seniors"
A Arnsberg, plus personne n’est "bon pour la casse". La ville s’est distinguée comme "ville modèle pour le travail des seniors". Les personnes âgées qui le souhaitent peuvent endosser le rôle de "tuteurs seniors" et ainsi transmettre leur expérience aux plus jeunes. C’est le cas, notamment, de Rudi Olm. Cet homme, aujourd’hui âgé de 73 ans, était autrefois moniteur d’auto-école. Il s’est aujourd’hui reconverti dans l’art et apprécie tout particulièrement le contact avec les jeunes: "Entre vieux, on ne fait que parler de maladies. Quand on se retrouve pour jouer aux cartes, on plaisante toujours : 'Surtout, n’oublie pas ton certificat médical !' On ne peut pas s’empêcher de parler de tous nos maux. Avec les jeunes, c’est totalement différent."
Rudi Olm montre aux jeunes comment créer des objets d’art en ferraille. Le bureau des personnes âgées de la ville d’Arnsberg accorde à ses projets toute l’attention nécessaire. Il est vrai que la ville profite également du fruit de son travail: Rudi Olm apporte un petit quelque chose que l’on trouve de plus en plus rarement, aujourd’hui, dans le monde du travail ou de l’apprentissage, à savoir la sagesse et l’expérience de l’âge. Et surtout, il a du temps.
La GériatrieLes soins hospitaliers, la dépendance suite à un accident ou à une maladie - voilà un sujet particulièrement délicat pour les seniors. A Arnsberg, on a fait travailler des urbanistes et des médecins. La gériatrie essaie désormais, en plus d’assurer les soins organiques et de compenser les pertes fonctionnelles, de pallier les conséquences sociales. La gériatrie repose, en grande partie, sur la rééducation.
Les patients âgés doivent retrouver leur autonomie le plus vite possible afin de maintenir leur circulation sanguine et de ne pas perdre leur masse musculaire.
Cohabitation de plusieurs générations - la maison West à Stuttgart
La cohabitation de plusieurs générations permet d’exorciser la peur que nous inspire l’âge. C’est ce que vivent au quotidien les seniors et les jeunes parents de la maison des générations West de Stuttgart, qui appartient à la fondation Rudolf et Hermann Schmid. Cette maison propose des logements encadrés pour personnes âgées. L’Italienne Gilda Galluccio a opté pour cette solution. Sa vie a radicalement changé depuis qu’elle garde à mi-temps le jeune Gaspart, âgé de deux ans. Son mari s’est, lui aussi, pris d’affection pour son petit-fils d’adoption. La maison des générations propose une garderie de jour ainsi qu’un centre parents-enfants dans lequel on peut faire garder son enfant à l’heure. Les seniors sont particulièrement bienvenus, ici. Ce concept connaît un énorme succès. Etudes surveillées, après-midi de lecture… la maison des générations fonctionne selon le même principe que les grandes familles d’autrefois. Les différentes générations sont là pour s’épauler.
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HIPPOCRATE - Magazine de santé
Mardi 13 juin 2006 à 14h00
Rediffusion du 24 mai 2005
Rédactrice en chef : Heidemarie Petters Une coproduction ZDF-ARTE G.E.I.E.






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