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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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25/06/09

Divine

Spéciale "Maverick"


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Il y a 37 ans, la première apparition de Divine, le travesti le plus célèbre des Etats-Unis dans les rues de Baltimore rend ringard en un plan séquence tous les Michous du monde. Face à l'objectif de John Waters, Divine incarne à la fois le Trash, la fierté gay et la provocation punk avec cinq ans d'avance. Durant vingt ans, star dans les films de son ami d'enfance John Waters, Divine repousse les limites du mauvais goût.

Un garçon différent

Derrière la reine du Trash, un garçon timide qui aimait s'habiller en fille, Harris Glenn Milstead. Né en 45 dans une famille ouvrière de Baltimore. Glenn se sent "différent" dès son plus jeune age. À 18 ans, il rencontre un autre misfit, John Waters. À eux deux, ils vont s'inventer un monde qui n'appartient qu'à eux. Grâce à lui, Glenn va sortir des jupes de sa maman.

Dreamland

Waters tourne son premier film en 66. Glenn devient Divine, "l'être le plus infâme de la planète". Autour d'eux, une bande d'affreux lascars, les Dreamlanders... Apprentis comédiens, marginaux et junkies, ils ont été recrutés à l'université et dans les rues de B-more. Ils suivront Waters jusqu'à Hollywood. Grâce à eux, Baltimore devient la capitale du mauvais goût américain.


Son inspiration : Jane Mansfield et Ed la Mule

Dès ses premières apparitions, comme dans "Eat Your Make-up" où elle incarne Jackie Kennedy, Divine s'inspire des icônes américaines qu'elle admire. Elle considère son personnage de reine de l'ignoble comme un croisement entre Elisabeth Taylor, Jane Mansfield et "Ed, la Mule Qui Parle". Un monstre hors norme qui faisait aussi peur aux coincés qu'aux véritables drag-queens en quête de reconnaissance.

Divine à New York

Au début des années 80, Divine s'installe à New York. Dans les boîtes gays de Big Apple, sa disco synthétique et provo écrite par Bobby Orlando fait un carton qui grimpe bientôt dans les charts américains. Waters part pour Hollywood et Divine, reine du Trash devient une habituée des plateaux télés sans changer un poil de son message subversif.

Icône des fat-activist

Quand Glenn Milstead meurt d'un arrêt cardiaque durant son sommeil en 88, son alter ego Divine est devenue une source d'inspiration pour tous les fat-activistes et les transgenres : ses 150 kilos qui font la différence sont la grande inspiration de Beth Ditto.


Film

"Divine Trash" de Steve Yeager
Un documentaire réalisé par Steve Yeager dédié à la vie et l'oeuvre de John Waters et de Divine - période B-more. Ce film a reçu le prix du meilleur documentaire au festival de Sundance 1998.
>> En savoir plus

Livres

"My Son Divine" de Frances Milstead, Kevin Heffernan et Steve Yeager
chez Alyson Publications

"Not Simply Divine" de Bernard Jay
chez Fireside/Simon & Schuster Inc., New York.

Liens


Vidéos


Bande annonce de "Pink Flamingos"


"Shake it up" - Divine

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samedi, 27 juin 2009 à 01:25
Pas de rediffusion
(France, 2009, 52mn)
ARTE F

Edité le : 18-06-09
Dernière mise à jour le : 25-06-09