Donovan en live
Né en 46 dans un quartier populaire de Glasgow, Donovan Phillips Leitch voit son destin basculer à 3 ans : trop fortement dosé, son vaccin contre la polio le fera boiter toute sa vie. À 17 ans, boosté par la lecture des beatniks, de Kerouac à Ginsberg, Donovan part sur les routes de Cornouailles avec sa guitare et une bande de copains étudiants en Art, parmi lesquels son ami Gypsy Dave qui deviendra son manager. Routards anglais, ils dorment dans des maisons abandonnées, sur les plages, jouent dans les rues et dans les bars. Un an plus tard en 65, repéré dans un pub, Donovan est invité à se produire à Londres au Ready Steady Go, le plus célèbre show pop télé de l‘époque. Dans les coulisses, il rencontre un certain… Brian Jones et le psychédélisme !
Donovan embarque pour son voyage vers la gloire. En 67, un peu à l’Ouest, il suit un gourou pour VIP, le yogi Maharishi Mahesh jusqu’en Inde. À ses côtés dans le groupe de méditation, Mia Farrow, Mike Love des Beach Boys, et les Beatles au grand complet. Tandis que les Fab Fours planchent sur leur mythique White Album, Donovan joue pour de jeunes sourds dans une école des environs. Au passage, il initie un certain John Lennon au finger Picking, qui se joue en pinçant les cordes.
Au milieu des années soixante, Donovan peut tout se permettre. Sur son méga hit Mellow Yellow, il invite Paul Mac Cartney à chanter dans les chœurs. Alors qu’en Amérique, les hippies sont devenus des icônes de la contre-culture, Donovan range bientôt son look beatnik pour les chemises à jabot romantiques. En août 70 Miles Davis, les Doors, les Who, Jimi Hendrix et Donovan enflamment plus de 500 000 spectateurs sur l’île de Wight !
Avec Mickie Most, le producteur des Animals, en pleine extase créative, Donovan transforme ses comptines enfantines en tubes pop. Mine de rien, avec ses chansons cool, Donovan traverse les générations. Écrit en 69 avec le Jeff Beck group, le morceau "Barabajagal" devient, 20 ans plus tard, un titre culte pour la scène rave anglaise. À tel point que les rois de l’Hacienda, les Happy Mondays lui dédient en 1990 leur morceau "Donovan".
DVD
"Sunshine Superman. The Journey of Donovan"Un documentaire de Hannes Rossacher
chez SPV/Wagram







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