Taille du texte: + -
Accueil > Echappées culturelles > Tracks

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

> 20041014 > Dream - Alton Ellis

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

Tracks

2004.10.14 - 23.35 : tracks - 13/10/04

Dream - Alton Ellis

On l’appelle Mister Soul Jamaïca. C’est l’une des plus grandes voix de la musique jamaïcaine des sixties, et il en a signé les chansons d'amour les plus déchirantes. A 65 ans, Alton Ellis est toujours sur scène.

"Rock steady" extrait de l'album "Working On A Groovy Thing"
Aston Ellis en concert au festival du Reggae Sumfest

Alton Ellis a grandi dans la 5e rue de l’un des plus vieux ghettos de Kingston: Trenchtown. C'est le berceau des grandes stars du reggae jamaïcain.

Alton Ellis : "Je voulais être pêcheur et mon père m’a dit "hors de question, pas dans cette maison!". Tout ce que j’ai essayé, ça a raté, tout. J’ai tenté le foot, j’y suis pas arrivé, j’ai essayé le cricket, j’y suis pas arrivé. Jusqu’à ce que je me mette à chanter. Et la toute première fois que je suis rentré en studio, j'ai été numéro un!"

Après son premier hit enregistré au mythique Studio One en 61, Alton Elllis enchaîne les tubes, souvent en compagnie de sa petite soeur Hortense. En Jamaïque, c’est une star, mais il décide de s’exiler en Angleterre.

Alton Ellis : "Je travaillais pour des voleurs, des criminels, des oppresseurs… Que des sales types! Ca aurait jamais pu aller mieux pour moi. J’aurais pu faire 11 hits de plus, 200 hits de plus, 400 hits de plus, ça aurait fait aucune différence! C’est pour ça que tous les vieux artistes sont en Angleterre aujourd’hui. Tous les gars de mon époque se sont réfugiés en Angleterre."

Angleterre, terre d’accueil… sauf qu'à son arrivée en 73, les plus fervents supporters d'Alton sont les skinheads blancs qui pillent aux rude boys jamaïcains leur look et leur son. Dans la fureur des dancehalls, Alton chante contre la violence, alors que d’autres font l’éloge des mauvais garçons des ghettos. L'un d'eux s'appelle… Bob Marley.

Alton Ellis : "Les skins aimaient la musique mais c’était la guerre en permanence. Ils supportaient pas que les Noirs sortent avec des Blanches. Mais la majorité du public c'était des gens normaux qui sortaient juste pour s’amuser, juste des gens normaux, des Blancs et des Noirs. Le son du reggae les captivaient et ils ont fait plein de bébés à cause du reggae, plein, ça je peux te le dire. Prend pas ça au pied de la lettre! Je suis anti-rude boy, toujours, tout le temps… à moins qu'il faille me défendre. Alors là, je suis un bad boy !"

La spécialité d’Alton: les chansons d’amour.

Alton Ellis : "Il y avait une femme dans ma vie… 40% de mes tubes ont été écrits pour elle. Je crois qu’on peut mourir d’amour. C'est pas qu'on s'arrête de vivre. Mais les organes s’éteignent simplement comme des lampes."
.............................................

Nouvel album
"Workin On a Groovy Thing" d'Alton Ellis chez Patate Records
>> Site internet - http://aspo.free.fr/AltonEllis/
>> Alton Ellis sur Bokson - http://www.bokson.net/

Crédit photo
© Eric Lafargue/Patate Records

.............................................
TRACKS
Jeudi 14 octobre 2004 à 23h35
Rediffusion le 16 octobre à 17h45
Rédaction: ARTE France, Program33
.............................................

Edité le : 12-10-04
Dernière mise à jour le : 13-10-04