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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

> 20050106 > Dream - Eric Burdon

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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25.05.2006 - 23.45 : tracks - 31/10/08

Dream - Eric Burdon

En 64, avec "House of the rising sun", un morceau dédié à un bordel de Louisiane, Eric Burdon signe son premier tube, permet à Johnny Halliday de devenir l'idole des jeunes, et pactise avec le démon du show-biz'. Quarante ans plus tard, il continue à le payer.

La découverte du rythm'n'blues
Fils d’une femme au foyer et d’un ouvrier, Eric Burdon est né en 41 dans une ville minière de la banlieue de Newcastle. Adolescent Eric Burdon découvre le rhythm'n'blues et les premières stars du rock'n’roll grâce à une technologie qui fait des ravages depuis l'après guerre : le juke-box. A 17 ans, Burdon fasciné par le rythm'n’blues fait du stop pour se rendre au festival d'Antibes de 58. Le trajet prend plus de temps que prévu et il rate le spectacle. En repassant par Paris, Eric Burdon a le déclic en écumant les clubs de jazz de Saint-Germain.

La naissance des Animals
Les samedis soirs à Newcastle, l'organiste Alan et son combo jouent au Downbeat. En 62, Eric Burdon les rejoint. Sa voix bluesy change la destinée du groupe, bientôt rebaptisé "The Animals". Puis vient le succès, le groupe est invité en grande pompe aux Etats Unis.
Avec les Animals, d'autres anglais débarquent en Amérique. The Kinks, les Rolling Stones et bien sûr, les Beatles révolutionnent la musique. Les Animals sont invités six fois au show télé mythique d'Ed Sullivan. Eric Burdon reste habité par le blues. Mais l'Amérique noire est depuis longtemps passée à autre chose.

Eric Burdon : "Quand je suis arrivé en Amérique, il n'y avait que les vieux noirs qui aimaient le blues. Les jeunes blacks s'en foutaient. Ils trouvaient le blues obscène. Ça m’a pris un sacré bout de temps pour découvrir ça. Ce n’est que quand j'ai joué avec un groupe noir, War, que j’ai compris qu’ils détestaient le blues."

War, carrière solo et mouvement pacifiste
En 69, Burdon frappé par la montée en puissance du Black Power, découvre un groupe de Latin Funk Noir de Los Angeles: the Nightshift. Il abandonne illico les Animals pour ce nouveau groupe qu'il rebaptise War, par opposition au peace and love. L'aventure dure deux ans. Eric quitte la formation et se lance dans une carrière solo. Dans le monde, après des décennies de guerre froide, c'est le début de la "paix chaude" entre les deux super puissances.
En 65 « We Gotta get out of this Place » littéralement, « Faut se barrer de là », était l'hymne des mouvements anti-guerre du Vietnam. Quarante ans plus tard, Michael Moore le reprend dans son documentaire Fahrenheit 9/11 pour dénoncer la guerre en Irak. Blues not dead!

Burdon toujours d'actualité
Burdon reconstituera momentanément les Animals en 1976 et 1983 et dirige de nombreux groupes sous le nom de Eric Burdon Band. Il continue à enregistrer et à jouer avec de nouvelles versions de Eric Burdon and The Animals. En 2005, il sort un album en public, "Athens Traffic" et au début de l'année 2006, il retourne aux sources du blues avec un nouvel album studio "Soul Of A Man".
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Nouvel album
"Soul of a man" d'Eric Burdon
>> Pour plus d'infos

Liens
>> Le site officiel d'Eric Burdon

Concerts
08.07.06 - Lugano, Jazz Festival (Suisse)
23.07.06 - Sopot / Forest Opera (Pologne)
28.07.06 - Kassel, Kulturzelt
29.07.06 - Herxheim, Open Air
30.07.06 - Bonn, Museumsmeile
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TRACKS
Jeudi 25 mai 2006 à 23h45
Rediffusion le mardi 30 mai à 01h25
Rédaction : Program33
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Edité le : 24-05-06
Dernière mise à jour le : 31-10-08