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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

> 20050106 > Dream - Nile Rodgers

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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19.04.07 - 22.20 / 24.04.07 : 01.10 - Tracks - 31/10/08

Dream - Nile Rodgers

En 78, en portant au sommet des charts le mégahit "Freak out" vendu alors à plus de six millions d'exemplaires, Nile Rodgers, Bernard Edwards et leur groupe, Chic, font danser la planète entière. Ce classique de la disco reste trente ans plus tard un incontournable du dancefloor.

Nile Rodgers c’est l’homme dans l’ombre des succès. De Stevie Wonder à Rod Steward, de Madonna aux virages dance de Mick Jagger ou David Bowie. Le groupe Chic, qu'il monte en 77, écrit la BO du temple de la disco New Yorkaise, le fameux Studio 54. Durant 33 mois, ce club construit dans un ancien studio de télévision désaffecté est le lieu le plus glamour de la planête, et celui de tous les excès. L'apparition du Sida lui porte le coup de grâce.

Dès la fin des années 70, Nile Rodgers se tourne vers la production. Il applique les recettes de la Disco à la diva de la Motown Diana Ross, qui devient alors une star du clubbing. Il signe dans la foulée le "Let's Dance" de Bowie ou "Like a Virgin" de Madonna. Même Duran Duran est griffé par lui. Une carrière hors du commun pour ce fils du percussionniste de Sam Cooke.
Nile Rodgers grandit à Harlem. Biberonné par les disques de ses parents, ceux de Miles Davis ou de Nina Simone, il s'engage comme beaucoup dans le combat pour les droits civiques. Dans son quartier ghetto, il devient alors membre des Black Panthers.

À 18 ans, Nile Rodgers devient guitariste de studio. Il participe alors aux enregistrements de Cesam Street, puis intègre le groupe du célèbre Théâtre Apollo de Harlem. Il accompagne à la guitare Aretha Franklin, Betty Wright, Ben E. King ou Funkadelic. Et il y rencontre son alter ego, le bassiste Bernard Edwards. Une amitié qui résistera au split de Chic en 83. Comme Toni Visconti ou Phil Spector avant lui, Rodgers rentre au début des années 80 dans le club très fermé des "superproducteurs ».

Cerise sur le gateau: le hit de Chic "Good Times" est l'un des premiers morceaux samplé par le Sugarhill Gang dans son "Rapper’s delight". Dans ses concerts aujourd'hui, à plus de 50 ans, Nile Rodgers se fait un plaisir de reprendre ce premier tube de l'histoire du rap.
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Liens
>> Le site officiel de Nile Rodgers
>> Portrait de Nile Rodgers sur wikipedia
>> Nile Rodgers sur myspace

Le DVD
"Nile Rodgers & Chic – Live at Montreux 2004"
chez Eagle Vision
>> Critique du DVD
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TRACKS
Jeudi 19 avril 2007 à 22h20
Rediffusion le mardi 24 avril 2007 à 01h10
Rédaction : Program33
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Edité le : 19-04-07
Dernière mise à jour le : 31-10-08