Déploiement des arts électroniques dans les rues, les galeries et en ligne, NODE.London propose un modèle d'organisation et d'opération différent de la plupart des autres festivals d'arts électroniques, Node étant la traduction de noeud (pour un réseau par exemple) et l'acronyme d'événements en réseau, ouverts et distribués. C'est l'aboutissement d'un travail collaboratif mené par des groupes de bénévoles (artistes, lieux institutionnels et communautaires, etc) qui ont élaboré ensemble une structure de programmation ouverte et partagée, basée sur le consensus et à partir du modèle du logiciel libre. Cette initiative non centralisée, financée par des fonds publics répartis entre les différents "noeuds", a été lancée avec l'idée de rendre visible la diversité des propositions artistiques qui interrogent ces notions de réseaux, de distribution et d'ouverture, de les mettre en dialogue et d'inscrire cette visibilité dans la ville.Plus d'une centaine de projets (performances, expositions, projections, ateliers, etc) composent cette première "saison" de NODE.L, après une première série d'événements publics en octobre 2005. Parmi les nombreuses pépites dont regorge le programme, on trouve le lancement du "Mimeticon" de Richard Wright, un moteur de recherche visuel, qui utilise des alphabets visuels plutôt que du texte, permettant, par analyse visuelle, de partir d'un "M" pour trouver un hibou, la carte des émotions de Greenwich (Greenwich Emotion Map) de Christian Nold réalisée au cours d'ateliers, "london.time:space 4.tea" , un blog de Don Chow, Brian Mulvihill et Kavita Singh autour du thé et de ses manifestations artistiques en réseau, "The Private Collection", de Sara Heitlinger, une mystérieuse visite audio de la British Library, écoutable en ligne et sur place, PLENUM de KOP (Kingdom of Piracy) et xxxxx, une nuit d'expérimentations du débat et de la négociation.
A ne pas manquer "buck.spc" de James Stevens et Pete Gomes, la recréation pour un après-midi du mythique lieu Backspace qui, de 1996 à 1999, a été un accès public non commercial au web, rassemblant de nombreux artistes et activistes londoniens, dans son lieu original, devenu depuis un café Starbucks, ainsi que "Dorkfest", weekend organisé par Dorkbot London, au carrefour, selon ses organisateurs, de l'art, de la science et de l'inutilité, vitrine d'inventions et d'explorations joyeuses dans les utilisations étranges de l'électricité. A noter également, la publication "Media Mutandis", disponible en ligne, qui rassemble des textes autour du logiciel libre, des pratiques collaboratives, et des modèles économiques et politiques de productions culturelles.
La manifestation
NODE.London [Networked, Open, Distributed, Events. London]
Expositions, ateliers, projections, rencontres, projets en ligne et en réseau, concerts...
du 1er mars au 2 avril 2006
dans une trentaine de lieux à travers Londres
>> Le site du festival
Liens>> NODE.London
>> Hi5
>> Glyphiti
>> TAKEAWAY Festival - Do It Yourself Media
>> xxxxx
>> Mimeticon
>> Greenwich Emotion Map
>> london.time:space 4.tea
>> The Private Collection
>> PLENUM
>> buck.spc
>> Backspace
>> Dorkfest
>> Media Mutandis
Dans Cultures Electroniques
>> KOP
>> Graham Harwood et Mongrel
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Cultures Electroniques
Mars 2006
Article A.L.
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