Voir des extraits du rpeportage (realvideo - 2mn10)
Nika : "Quelqu’un m’avait parlé d’un festival à Paris et m’a demandé de lui donner des CD de ma musique. Ca m’est complètement sorti de la tête, après. Trois ou quatre mois plus tard, j’ai eu un mail qui m’apprenait que j’avais gagné le grand prix d’un festival de musique électronique. Je ne savais plus du tout ce que c’était. Quand ça m’est revenu, je suis allé à Paris. "Deux ans plus tard, après l’avoir remarqué lors d’un concert, le label berlinois wmf records le fait signer sous le pseudo Nika Koï. Le morceau "City lights" caracolera en tête des charts allemands de chill-out pendant quelques semaines. De la mélancolie typiquement géorgienne.
L’effondrement de l’Union Soviétique laisse la vie culturelle géorgienne au point mort. Avec l’aide de Gio, son colocataire et ami, Nika décide de prendre le taureau par les cornes. Ils fondent Goslab, un collectif d’artistes dont l’idée est d’associer différentes formes d’art. Le projet actuel de Gio consiste à photographier les « maisons parasites » de Tbilissi. Gio espère que ses photos susciteront un débat de fond sur l’urbanisme. Le nom „Goslab“ est une tentative de mise à nu de l’ancien système. „Gos“ vient du russe et désignait jadis tout ce qui était lié à l’état. Mais jamais un „laboratoire d’état“ n’aurait pu exister auparavant.
Nino fait également partie de „Goslab“. Elle est designer de mode. Un métier difficile dans un pays où la plupart des gens ne gagnent pas d’argent et s’habillent de bric et de broc ou de frusques importées de Turquie et vendues pour quelques sous au marché. A 35 ans, Nino vit encore dans la maison familiale, avec sa mère, sa grand-mère, son oncle et sa tante. En Géorgie une telle situation est courante. Nino créé sa mode chez elle. Ses habits sont des oeuvres d’art. Nino coud des centaines de plis dans l’étoffe qu’elle sertit ensuite de lignes et de motifs. Un travail ardu qui fait de chaque vêtement un modèle unique et difficile à vendre. Nino n’a pas les moyens d’ouvrir sa propre boutique. Elle créé parfois des habits sur commande, mais ça lui rapporte peu d’argent.
Bien qu’en Géorgie, la situation ne soit pas facile pour les jeunes artistes, les membres de Goslab ne se plaignent pas. Ils essaient d’agir et de s’inspirer mutuellement. Lors des défilés de mode de Nino, Mika s’occupe de la programmation musicale et Gio des installations vidéo. Toutes ces créativités mises en commun font naître un nouveau produit. Goslab ne tisse pas sa toile uniquement en Géorgie. Ses membres ont déjà participé à plusieurs festivals à l’étranger. Nika joue régulièrement dans des clubs allemands. Depuis Tbilissi, il travaille avec des artistes et producteurs de Berlin et de Cologne.
>> Le site officiel du collectif - http://www.goslab.de
>> Nikakoi chez WMF records - http://www.wmfrec.com
>> Un article en allemand - http://www.intro.de
>> Interview de Nikakoi - http://www.techno.de
Contacts
Nino Chubinishvili
mail: goswear@goslab.ge
Adresse: tbilisi. georgia. abakelia . st. 3 a . Chubinishvili nina.
Nika Machaidze
mail: nikakoi@goslab.ge ou nikakoi@gmx.de
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TRACKS
Un reportage de Julia Nether
Jeudi 18 novembre 2004 à 23h30
Rediffusion le 20 novembre à 17h45
Rédaction: BR
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