"Je me souviens très bien mon premier acide. Je m'étais réfugié sous un piano et j'ai refait le chemin jusqu'à nos origines… C'était un super trip"!
Avec 150 films au compteur, la vie de Dennis Hopper est un vrai parcours du combattant! Né en 1936 au coeur de l'Amérique profonde, il débarque à 19 ans dans le mythique film de James Dean "La Fureur de Vivre". Alors qu'une carrière de jeune premier lui est promise, il refuse de rentrer dans le moule, claque la porte d'Hollywood, et prend un aller-simple pour New York. Blacklisté par les studios, il s'initie à l'art contemporain et à la photo, et devient ami avec Miles Davis qui lui dédie son morceau "So What".
En 1967, de retour à Los Angeles, il entre dans le giron du pape de la série B Roger Corman avec "The Trip", un film où il découvre ses deux vices : la caméra et la drogue! Deux ans plus tard, Dennis Hopper bouscule l'Amérique avec Jack Nicholson et Peter Fonda dans son mythique "Easy Rider", et défonce les portes du Nouvel Hollywood. Un film qui tombe à pic mais qui signe une longue descente aux enfers boostée par un régime de cheval : jusqu'à 30 bières et 3 grammes de cocaïne par jour!
La vie de Dennis Hopper devient un cauchemar à l'image du tournage d'"Apocalypse Now" où Coppola désespère de réussir à lui faire dire son texte. Au plus bas dans les années 80, il refait surface dans "Blue Velvet" de David Lynch qui le proclame "parfait psychopathe". Désintoxiqué, l'ancien héro de la contre-culture américaine devient Républicain et s'abonne aux blockbusters, de "Speed" à la série "24H", sans jamais lâcher sa passion pour l'art contemporain.
En 2007, l'Hermitage Museum de St. Petersbourg inaugure avec lui la première rétrospective sur un artiste américain vivant. Cet automne, David Lynch, Wim Wenders, Antoine De Caunes ou encore Julian Schnabel étaient présents au vernissage de son exposition à la cinémathèque de Paris… et Tracks aussi!









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